Petite marche au Parc Angrignon

Je cherchais une balade à faire un samedi matin avant mon cours de l’après-midi, il me fallait donc quelque chose proche de chez moi ! En regardant Google Maps, j’ai repéré le parc Angrignon. Sur Google, les photos avaient l’air jolies, mais je n’étais pas convaincue par ce que j’allais y voir !

Et finalement, ce fut une agréable surprise ! Il y a un grand lac central et tout autour des chemins qui le longent ou qui partent dans la forêt. J’ai mis environ 1 h 30 à faire le tour du lac en marchant lentement et en prenant le temps de regarder les oiseaux.

Même en période de distanciation sociale, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de monde, alors je n’imagine même pas ce que ça devrait être en temps « normal ».

Beaucoup de gens arrivent avec de super appareils photo et de grands objectifs pour photographier les oiseaux ! Et c’est vrai que les petits oiseaux noirs avec les ailes jaune et rouge ont particulièrement attiré mon attention !

J’y retournerais dès les prochains jours de beaux temps et de chaleur pour y faire un pique-nique ! Le parc est super bien aménagé pour ça ! Il y a vraiment plein de tables dans de bons endroit, comme au soleil au bord de l’eau !

Costa-Rica- deuxième semaine

Après mon escapade au Nicaragua je suis revenue pour une semaine au Costa Rica, par la frontière terrestre. Comme à l’aller, je me suis arrêtée à Liberia, mais cette fois, juste pour y passer la nuit.

Samara

Depuis Liberia, je suis allée à Samara, passer 2 jours et fêter le Nouvel An. Ces journées à la plage m’ont permis de me reposer et de profiter un peu de la mer. La plage est vraiment très belle ! J’ai même pu y voir de chevaux en liberté ! Le soir du réveillon du Nouvel An, je suis partie avec les filles de mon dortoir sur la plage. Les Costa-Ricains y ont fait des grands feux une fois la nuit tombée, et tout le monde chantait et dansait sur la plage ! C’était merveilleux !

Parc Monteverde et Santa Elena

Ces parcs sont très connus pour leur climat assez spécifique : une forêt de nuage, et leur biodiversité ! C’est dans ces parcs que l’on a le plus de chance d’apercevoir le fameux quetzal ! je suis restée deux jours à Santa Elena pour avoir le temps de faire les deux parcs. Des minibus amènent jusqu’à ces deux lieux.

Comme le veut le climat, j’ai passé une journée dans la brume et sous une pluie fine à Monteverde ! Ce qui était génial, c’est que j’avais vraiment l’impression d’être seule dans une forêt tropicale ! Contrairement à ce qui se dit, je n’ai pas vu autant d’animaux que prévu. Mais les oiseaux que j’ai vus étaient magnifiques !

Le soir, j’ai fais une excursion avec un guide pour aller voir les animaux dans la nuit. C’était génial ! Et les guides protégeaient au maximum les animaux ! J’ai pu voir des paresseux, des grenouilles de toutes les couleurs, un serpent vert, des araignées énormes, … Une expérience fantastique !!! Je n’ai pas de photo car il n’était évidement pas permis d’utiliser de flash pour leur bien-être et mes réglages de lumières ont rendus les photos…floues.

Le jour suivant à Santa Elena, j’ai eu de la chance, il faisait un peu plus beau ! J’ai encore passé la journée à marcher dans la forêt, notamment à la recherche de ce fameux quetzal. C’est en ressortant du parc, en bus, que j’ai enfin pu le voir ! Un oiseau hors du commun !

J’ai beaucoup aimé ces deux parcs ! J’avais l’impression d’être dans un univers différent !

Parc Manuel Antonio

Pour profiter du Parc Manuel Antonio, j’ai réservé une auberge de jeunesse à Quepos. Je suis arrivée en milieu d’après-midi avec le bus, et je suis allée marcher dans le village en fin d’après-midi puis faire quelques courses sur un marché.

Le lendemain, je suis partie très tôt pour être à l’ouverture du parc et avoir le moins de monde possible. Il faisait très très chaud. J’ai pris un peu tous les chemins du parc, et j’ai vu plein d’animaux : surtout des singes, mais aussi des paresseux !!! L’après-midi, je suis restée à la plage ! Un conseil : surveillez bien vos affaires, et, si possible, fermez vos sacs avec un cadenas en gardant la clé sur vous ! Les singes savent ouvrir les sacs et prendre ce qu’il y a dedans, nourriture ou appareil photo !

J’ai adoré le parc, car la plage est magnifique, l’eau est claire, les points de vue sont à couper le souffle. Par contre, je n’ai pas du tout aimé le fait que les animaux soient à ce point acclimatés aux humains, que toute la foule leur tourne autour sans les respecter… Il faut s’attendre à être entouré de touristes plus ou moins soucieux de l’environnement…

Dominical

J’ai choisi de continuer mon voyage à Dominical. La plage est très connue des surfeurs ! Quand je suis arrivée dans l’après-midi, il pleuvait, donc je suis restée à l’auberge de jeunesse, faire des connaissances. Dès qu’il s’est arrêté de pleuvoir, je suis allée à la plage. La pluie avait inondé tous les chemins, je marchais littéralement dans l’eau boueuse. La plage est très belle : une énorme étendue de sable, de grandes vagues et les reflets du soleil dans l’eau ! L’ambiance est très cool aussi entre les surfeurs, les personnes qui lisent et celles qui font du yoga sur la plage !

Le lendemain, je suis partie voir la cascade de Nauyaca. Longue marche pour y aller et revenir surtout avec la boue due à la pluie, mais la cascade est très impressionnante ! Pour rentrer à Dominical, j’ai fait du stop avec deux autres personnes ! Des Allemands se sont arrêtés nous prendre tous les trois ! Ils étaient super sympas !

Uvita

Uvita ou le village pas très pratique ! Je vous explique pourquoi : j’ai choisi, comme tout au long de mon périple, de réserver des auberges de jeunesse pas très chères et en centre-ville. Je n’avais pas remarqué que le centre-ville d’Uvita n’existe pas vraiment et que la majorité des choses se trouvent proches de la plage ou bien le long d’une grande route, plutôt circulante. Pour aller à la plage, la personne de l’accueil m’a donc loué un vélo. Très bonne idée, si seulement il avait eu des freins ! Je suis restée deux jours pour profiter une dernière fois de la plage avant de passer une journée dans un bus pour San José et aller à l’aéroport pour rentrer au Mexique…

Uvita est un endroit à partir duquel il y a plein de baleine, que l’on peut même voir depuis la plage… avec la chance que j’ai, je n’en ai vu aucune !

Cette deuxième semaine au Costa Rica a été riche en rencontres et en découvertes ! J’ai bien profité de la plage avant de rentrer en ville pour quelques mois !

Costa Rica- Première semaine

Durant mon échange au Mexique, j’ai eu la chance d’avoir un mois de vacances en décembre-janvier. J’ai donc saisi l’opportunité pour partir 15 jours au Costa Rica puis 15 jours au Nicaragua. La préparation de ce voyage a été un peu chaotique. Je rêvais de visiter le Costa Rica depuis longtemps pour sa faune et sa flore. J’ai donc acheté un billet d’avion aller-retour depuis San José, la capitale. Cependant au fil de mes recherches, je me suis beaucoup intéressée au Nicaragua. Le Nicaragua possède une frontière avec le Costa Rica, je me suis donc dit : « je vais visiter les deux pays ». J’ai donc passé une semaine au Costa Rica, j’ai traversé la frontière à pieds, j’ai passé 15 jours au Nicaragua, puis je suis retournée 1 semaine au Costa Rica.

 San José:

San José est la capitale du Costa Rica. C’est aussi la plus grande ville de ce pays. Elle a été fondée en 1738. Quand je suis arrivée, j’ai pris le service de l’hostel pour aller de l’aéroport à mon logement. Je n’y ai passé qu’un après-midi et une nuit, car je préférais partir très vite dans les parcs naturels. Cependant, j’ai quand même fait un petit tour à pied dans la ville ! J’ai bien aimé les bâtiments, le street art mais pas l’ambiance de la ville. Je n’y serais pas forcément restée plus longtemps. J’en ai profité pour aller repérer où était le terminal de bus, puisque je partais le lendemain matin à La Fortuna.

J’ai cherché pendant longtemps de quoi dîner, mais je n’ai rien trouvé qui me donnait envie. Je suis alors finalement allée dans un restaurant chinois manger des nouilles chinoises, à mon grand désespoir pour ce premier repas.

En rentrant à l’hostel, je suis allé prendre ma douche, qui à ma grande surprise, était froide. Les premières fois, c’est difficile, mais finalement, comme ce fut le cas pour toutes mes douches pendant un mois, je me suis habituée. Je suis ensuite partie discutée avec les gens de l’auberge de jeunesse qui étaient dans le salon. J’ai rencontré une jeune femme française qui terminait son voyage au Costa Rica. Elle m’a donné plein de conseils sur les choses à voir ! Une fois que je suis allée dormir, je me suis effondrée : la journée avait été très stressante pour moi, j’étais partie seule pour un long moment pour la première fois, et je me demandais ce qui m’était passé par la tête de partir seule pendant un mois au Costa Rica et au Nicaragua. Finalement, je me suis endormie et je suis repartie ultra motivée le lendemain matin.

La Fortuna

Je pars le matin pour la Fortuna. J’y avais repéré le volcan Arenal et une cascade. Le trajet en bus ne m’a pas semblé très long puisque j’ai dormi tout le long.

Je suis arrivée à l’hostel Hotel La Choza Inn, les chambres sont grandes et quand je suis arrivée, il n’y avait personne d’autre dans la chambre. Je suis tout de suite repartie pour aller visiter la cascade. Je me suis arrêtée à l’accueil de mon auberge de jeunesse pour lui demander des renseignements sur le chemin à prendre. Il n’a pas arrêté de vouloir m’appeler un taxi. La cascade n’étant pas si loin, et aimant la randonnée, j’y suis quand même allée à pied. Et je ne l’ai pas du tout regretté. En prenant un chemin après avoir suivi la route principale, j’ai pu voir des animaux, et être un peu plus au calme. Je pouvais aussi observer le volcan même si le haut était dans les nuages. La cascade était vraiment belle ! Je la voyais de loin : elle paraissait super grande et puissante ! Et je m’en suis bien rendu compte quand je suis descendu à ses pieds. Sur le chemin du retour (que j’ai aussi fait à pied), j’ai pu voir un toucan et le coucher du soleil sur le volcan qui était dégagé ! Inoubliable !

Le soir, en rentrant, je suis passée acheter des pâtes au supermarché. Quand je suis rentrée, une autre personne était arrivée dans mon dortoir. Je suis allée manger dans la cuisine avec elle.

Le lendemain matin, je suis partie au volcan Arenal pour une randonnée. Le bus m’a déposé assez loin, j’ai donc continué à pied jusqu’à l’entrée du parc. J’ai suivi le chemin View and lava trail. Il ne faisait pas très beau, mais la vue était quand même belle. Et la balade n’était pas très longue, mais grimpe ! Au départ, je souhaitais aussi aller au bord du lac, mais au vu de toute la marche que je devais encore faire, j’ai préféré faire le chemin retour. Arrivée à la fin de l’entrée du parc, j’ai fait du stop, car sinon je devais attendre le bus 45 minutes… Je n’ai pas attendu très longtemps, mais beaucoup de voitures n’allaient pas dans la même direction que moi. Finalement, un groupe de quatre jeunes voyageurs se sont arrêtés et m’ont déposé juste devant mon hostal.

Pour le midi, j’ai trouvé un endroit sympa pour manger, dans une petite maison. J’y ai découvert le plat que j’allais dorénavant manger tous les jours pendant un mois : du riz, du poulet, des haricots rouges et des bananes cuites. Délicieux !

L’après-midi je suis partie marcher dans le village. Enfin, il a plu en début d’après-midi alors en attendant que l’averse passe je me suis reposée de ma randonnée du matin et j’ai lavé mon linge (puisque j’étais seule dans la salle de bain). Le village est très mignon, je suis entrée dans différentes boutiques de souvenirs… Ce qui m’a un peu plus dérangé ce sont les taxis et les vendeurs qui t’abordent à tous les coins de rue en anglais pour te vendre quelque chose.

Libéria

Pour cette journée suivante, je pars à Liberia. J’arrive en fin d’après-midi, et je me pose dans un hostel très agréable ! Le monsieur de l’accueil me fait visiter l’auberge, me montre les points d’intérêts dans la région et comment y aller en bus, et l’endroit est très ouvert et accueillant.

Je pose mes affaires et je pars prendre le bus en direction de la cascade. Une fois descendue je suis un sentier de terre. Quand j’arrive à la cascade, j’ai très chaud alors je fonce me baigner ! Il y avait pas mal de monde, mais c’était sympa quand même ! J’ai pris quelques photos puis je me suis allongée sur ma serviette et je me suis mise à lire. Vers 17 h, je suis rentrée, avec ce même bus. En l’attendant, j’ai discuté avec d’autres Français, très sympas aussi !

Une des plus belle chute d'eau du Costa Rica - Avis de voyageurs ...

Pour le repas, j’ai fait les courses au supermarché et j’ai cuisiné dans la cuisine commune. J’ai pu rencontrer plein de monde, il y avait vraiment une bonne ambiance. Quand je suis allée m’installer à une table, un Hollandais est venu aussi et nous avons discuté voyage. Le soir, dans le dortoir, j’ai rencontré deux Israéliens. Très gentils, mais on a beaucoup moins parlé.

Le lendemain matin, je pars avec un guide au volcan de Liberia : Ricón de la Vieja. Sur la route, nous avons croisé pleins d’animaux sauvages ! Le guide s’est arrêté plusieurs fois pour que nous puissions prendre des photos. Arrivée au volcan Ricón de la Vieja, le guide nous donne les consignes de sécurité puisque le volcan est encore actif. Comme nous ne devons pas rester seuls, je randonne avec une Canadienne. Malgré mon piètre niveau d’anglais, nous arrivons à communiquer ! Les paysages sont magnifiques, on a l’impression d’être sur la lune ! Il y a partout des petits cratères d’où sortent des geysers et de la fumée. Nous avons fini la journée par une baignade dans la cascade. Nous n’avons pas pu monter au sommet puisqu’il était fermé dû à sa grande activité en cette période.  

J’ai encore passé une excellente journée ! Quand je rentre le soir, je recroise quelques personnes avec qui j’avais discuté la veille au moment du repas. Puis je prépare mes affaires pour aller au Nicaragua le lendemain matin, sans réveiller tout le monde. 

Trouvez le singe !

Interview : 4 ans en Polynésie

Aujourd’hui, j’ai choisi d’interviewer une professeure qui a passé 4 ans dans un collège-lycée en Polynésie française. Elle nous parle de la préparation de son voyage, de ses impressions, de la vie sur place, de ses expériences…

  • Comment as-tu préparé ton départ pour cette nouvelle vie ?

Tout d’abord, pour trouver une maison, j’ai regardé les petites annonces envoyées par mes collègues déjà sur place. Les professeurs en Polynésie déménagent au bout d’un an pour quelque chose de mieux et donc libèrent des maisons qu’ils proposent aux nouveaux arrivants. Vous remarquerez vite qu’il existe deux marchés de l’immobilier : un pour les locaux et un pour les Français, où les loyers sont plus chers.

Dans les îles, on habite plutôt dans des maisons que dans des immeubles : des farés.

J’ai eu recours à une caisse maritime pour le déménagement. Pour les professeurs, nous avons droit à un certain nombre de mètres cubes pour pouvoir être remboursés. Ainsi, il faut emporter uniquement le minimum : des vêtements et de quoi travailler. Les maisons sont louées meublées, avec l’électro-ménager.

Je suis partie avec deux enfants, un bébé et une fille de 6 ans : il ne fallait rien oublier pour eux : la chaise haute, le lit parapluie, les jouets….

Ensuite, une fois que l’on connait sa mutation sur telle ou telle île, il faut se renseigner sur les conditions de vie, car elles ne sont pas identiques selon les îles.

Enfin évidemment, il faut penser aux papiers administratifs, à la visite médicale obligatoire et à ce que l’on va faire de sa maison actuelle ou de ses meubles. 

Pour vous informer plus particulièrement sur votre arrivée, vous pouvez aller sur les deux sites suivants : DGEE: https://www.education.pf/nouveau-arrivant/ et snespf.pf où il y a livret d’accueil: http://www.snespf.pf/site/#

  • Comment l’arrivée sur place s’est-elle passée ?

Pour l’arrivée, il faut savoir que l’on ne choisit pas son jour de vol. L’administration envoie les billets pour toute la famille qui part avec un vol imposé. Nous sommes plusieurs familles dans l’avion et nous sommes attendus par la DGEE (Direction générale de l’éducation et de l’enseignement) qui te remet des papiers, te fait assister à une réunion de formation puis te remet sur un vol pour ton île si tu ne restes pas à Tahiti.

Ensuite, quand tu arrives sur ton île, on t’accueille, comme le veut la tradition avec un collier de fleurs. Puis, soit tu te débrouilles seul, soit la personne qui t’a loué la maison va venir te chercher, ou bien tu as un collègue sympa qui vient. L’arrivée est conforme au rêve que l’on se fait de la Polynésie française.

La deuxième étape de l’arrivée va être de trouver une voiture. Souvent, les Français de métropole (Popa’a) qui repartent mettent leur voiture à vendre et quelqu’un te la vend sur place. 

  • As-tu vécu un/des choc(s) culturel(s) ?

Le choc culturel arrive quand on commence à travailler. On remarque la différence de niveau entre les élèves polynésiens et métropolitains, entre ceux qui parlent français et ceux qui le parlent moins bien, car ce n’est pas leur langue maternelle.

De plus, selon l’île, il n’y a pas de cinéma, pas de librairie, pas de bibliothèque, pas de théâtre, il y a donc moins de possibilités de sortie culturelle qu’en France.

Enfin, le rythme de vie est beaucoup plus lent qu’en France. La vie se passe aussi beaucoup plus à l’extérieur.

  • Quel a été ton plat favori ? As-tu eu d’autres coups de cœur culinaires ?

Pour moi, la nourriture n’a pas été un choc culturel ! Mon plat préféré a été le poisson cru ! Sinon, j’ai beaucoup aimé le poisson à la vanille, le po’e (plat à base d’amidon, de lait de coco, et de compote), le pain coco, les firi-firi (des beignets), du ragoût de uru et pua’atoro, et les fei (qui sont des bananes à cuire).

Tahitian poisson cru, or ceviche (Paleo, Whole 30) | Recipe ...
Poisson cru. Source : Pinterest
  • Pourrais-tu citer des expériences hors du commun que tu as vécues ?

J’ai pu nager avec des dauphins à Moorea. Un hôtel s’occupe de sauver les dauphins en danger et durant leur séjour, et te donne l’occasion de nager avec eux, sous surveillance d’un guide.

Après ce n’est pas tant sur les expériences que j’ai envie de mettre l’accent, mais plus sur la beauté des paysages que j’ai visités, des hôtels magnifiques dans lesquels j’ai pu aller… Ce sont des voyages que je n’aurais jamais pu faire autrement qu’avec cette mutation.

  • Aurais-tu des visites qui t’auraient marquées ?

Les voyages où j’ai été hébergée dans une pension de famille ont été très marquants pour moi. C’est l’occasion d’être auprès des habitants, d’avoir des expériences familiales. De plus, les locaux ont une autre approche avec les Français qui restent pour longtemps ou qui vivent sur place. Le bouche-à-oreille fonctionne aussi beaucoup pour être conseillé sur la pension de famille à réserver.

À Maupiti, j’ai eu l’occasion d’être dans une pension de famille, d’avoir la plage pour moi toute seule. C’était une très belle expérience.

  • Qu’as-tu ressorti de cette expérience ?

Je vais commencer par le côté négatif afin de rester ensuite sur du positif.

Dans un premier temps, j’aimerai signaler que je ne me suis jamais sentie chez moi. La manière de vivre, la chaleur, les cafards… ça n’est jamais rentré dans mes habitudes. Il est difficile de s’intégrer sachant que tu es là que pour 4 ans maximum.

Cependant, les Polynésiens ont toujours été très gentils, j’ai encore d’ailleurs des nouvelles d’amis. Cette expérience a été très enrichissante humainement et m’a permis de découvrir des paysages merveilleux.

  • Peux-tu nous décrire le rythme de vie ?

L’école commence à 7 h 30 le matin. Le jour se lève tôt donc tu commences à travailler tôt. À 19 h, il fait nuit donc tu te couches aussi plus tôt le soir. Les cours finissent à 15 h 30, ce qui laisse le temps… de travailler. Eh oui, contrairement à la pensée qu’on se fait du paradis, je ne passais pas la plupart de mon temps à la plage, mais plutôt dans mon bureau à travailler.

Le calendrier scolaire est aussi différent. Il y a un mois de vacances à Noël et l’été. La rentrée débute donc début août.

  • Si tu devais choisir d’habiter de nouveau à l’étranger, le ferais-tu ?

Oui, pourquoi pas. Mais je n’ai pas souhaité repartir directement après, car les enfants ont accumulé un retard scolaire qu’il a été difficile de rattraper une fois de retour en métropole.

Interview – Un workaway en Malaisie

Je m’appelle Léa, j’ai 22 ans et je suis étudiante en maitrise en environnement au Canada. Je suis une personne très engagée dans les problématiques environnementales. Je suis partie en workaway en Malaisie dans un site de production de bambou et de construction de mobilier en bambou avec une amie : Adèle.

  • Pourquoi as-tu choisi de faire un workaway ?

Je voulais voyager et ne pas voir le côté touristique de la Malaisie, mais plutôt la « vraie Malaisie », c’est-à-dire comment vivent la plupart des gens, m’intégrer à la communauté malaisienne. Travailler et vivre avec eux a été, je trouve, la meilleure façon de m’intégrer. Faire un workaway c’est aussi voyager économiquement : le voyage m’a coûté environ 600 €, billet d’avion aller-retour compris. J’ai eu très peu de dépenses sur place puisque j’étais nourrie et logée.

J’ai choisi de faire ce workaway avec une amie, car c’est un voyage que l’on aurait toutes les deux voulu faire dans tous les cas, mais étant très jeune, partir à deux dans un pays aussi loin était rassurant.

  • La Malaisie était un pays qui t’intéressait particulièrement ou as-tu choisi en fonction du workaway que tu as trouvé ? Où était ton workaway précisément ?

Au début, avec mon amie Adèle, nous n’avons pas réfléchi en fonction de la Malaisie, mais nous savions que nous voulions partir en Asie. Ensuite, nous avons regardé les workaway qui nous intéressaient. Il y en a un qui nous a beaucoup plu aux Philippines, mais quand nous avons vu que c’était la période des moussons, nous avons dirigés nos recherches vers des pays qui n’étaient pas en période de mousson en juin, comme c’est le cas de la Malaisie. Nous étions précisément à Sungai Siput dans l’État de Perak.

  • Comment as-tu organisé ce voyage ?

Avec Adèle, nous n’avons pas vraiment organisé ce voyage. Nous avons acheté le guide du routard de la Malaisie et nous avons acheté nos billets d’avion 5 ou 6 mois à l’avance. Nous savions aussi que nous allions être nourries et logées donc nous avons décidé de planifier ce que nous ferions le week-end une fois sur place.

Nous n’avons pas eu besoin de faire de démarche administrative particulière.

  • Comment s’est passée ton arrivée ?

Je suis arrivée dans la nuit, j’ai donc logé dans un hôtel proche de l’aéroport. Il faisait très chaud(environ 30 °C). Puis, j’ai passé la journée du lendemain dans les transports en commun. J’ai pris 3 bus pour aller de Kuala Lumpur à Sungai Siput où l’hôte est venu nous chercher.

Le trajet était assez stressant, car les gens sortaient et rentraient dans le bus comme ça : il n’y a pas d’arrêt de bus défini. Rien ne disait qu’on était à Sungai Siput, mais les locaux nous ont bien aidés. De manière générale, ils parlent bien anglais. 

  • Peux-tu décrire une journée type ?

Les bénévoles se lèvent à 8 h du matin. On a notre logement indépendant. On va manger à la cuisine commune qui était à l’extérieur. Il y a un aussi salon commun ouvert avec une télévision, une table pour manger et un canapé. C’est l’endroit où on pouvait tous se réunir. Ensuite, nous travaillions sur nos différentes tâches jusqu’à 13 h et l’après-midi était notre temps de repos. Chacun s’occupe en faisant de la lecture, du yoga, des balades, faire les courses, etc..

  • Quelles étaient tes tâches ?

Il y avait trois tâches principales :

  • L’entretien et le nettoyage du site
  • La construction
  • La participation au projet communautaire

Mais les tâches changent tout le temps en fonction de ce qu’il y a à faire. Par exemple, j’ai participé à la rénovation d’une maison en bambou, et à la finition d’une chaise que je devais poncer pour arrondir les angles.

Les hôtes sont aussi là pour créer une communauté. Par exemple, avec Adèle, comme projet personnel nous avons créé une fiche d’identité pour chacune des espèces de bambous afin de rendre le site plus éducatif.

  • As-tu une anecdote à nous raconter ?

La fin du ramadan, qui est une fête très importante, allait avoir lieu en Malaisie. Nous devions donc nettoyer certaines maisons de l’hôte. À un moment, deux malaisiens, que je connaissais un peu, car ils travaillaient aussi pour l’hôte me dit de venir avec eux nettoyer une maison. Je monte donc dans une voiture, sans savoir où j’allais et sans avoir prévenu personne. J’arrive dans une maison (qui selon mes cadres français me paraissait abandonnée et ressemblait surtout à un bloc de béton). Ils me disent de nettoyer puis ils partent. Je balaie et il y a scorpion vivant par terre. Là, j’ai vu ma vie défiler : je me suis dit que j’avais été kidnappée, que personne ne savait que j’étais partie donc personne ne me retrouverait… Et puis au bout de deux heures, mon amie Adèle arrive dans la maison. Je lui saute dans les bras, tellement je suis contente de la revoir après avoir eu aussi peur.

  • As-tu un plat malaisien favori ?

Chapati avec un curry. C’est une galette avec pleins d’ingrédient dedans, que tu manges avec les mains.

Chapati | Curry Pot – Indian Curry Recipes
Source : cury Pot.com
  • As-tu vécu un/des choc(s) culturels ?

Oui, c’est la première fois que je voyais la pauvreté de mes propres yeux, car j’étais dans un village pas du tout touristique. Je voyais des maisons qui pour nous ne seraient que des blocs de béton. Il y a beaucoup d’ordures dans la rue, car il n’y a pas de système de collecte de déchets. Plus tu es en campagne, plus les gens ont un endroit pour brûler leurs déchets alors que dans les villes il n’y en a pas, donc ils sont jetés dans la rue.

Le deuxième choc culturel a été celui de la religion. En Malaisie, la religion musulmane prédomine. Certaines fois, j’ai été choquée de la place de la femme au sein de la communauté. Par exemple, lors de la fête de la fin du ramadan nous avons mangées chez des malaisiens. La femme ne pouvait pas s’asseoir, elle devait servir, alors nous nous sentions gênées. De plus, j’ai rencontré une femme qui m’a vraiment marquée. Elle devait avoir la quarantaine et aurait rêvé voyager comme nous à 20 ans, mais elle nous a raconté que dans leur religion elle ne pouvait pas faire ce genre de choses, car elle devait demander l’autorisation à leur mari.

  • Comment as-tu perçu les relations avec les locaux ?

J’ai été choquée par le fait qu’ils soient autant admiratifs des Occidentaux. On se fait prendre en photos partout ; les gens nous arrêtent pour nous prendre en photos. On nous a même invitées à un mariage, car la présence d’Occidentaux est gage de réussite.

J’ai aussi remarqué que ce sont des personnes très généreuses et très aidantes.

  • Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Ce voyage m’a permis d’améliorer mon anglais, car nous vivions avec deux Allemands, un anglais et un malaisien. J’ai aussi développé mon humilité, et mon savoir-vivre. Enfin, je me suis fait des amis avec lesquels j’ai gardé contact.

Cette expérience m’a aussi apporté des connaissances sur le pays, sur la culture musulmane, et sur les techniques liées au bambou.

  • Peux-tu dire que cette expérience a changé ta façon de percevoir le monde ?

Oui, clairement oui. Quand on est face à ce type de pauvreté, c’est difficile ensuite de rentrer en France. Ça m’a pris deux bonnes journées avant de me reconnecter à ma réalité, en France. On a envie de sacrifier nos vies à aider ces gens-là. Et j’ajoute que je ne me plaindrais jamais autant qu’avant.

  • As-tu des conseils à donner ?

Pour partir en workaway, je conseille de regarder les commentaires des autres, car c’est vraiment un gage de sécurité. De plus, ne pas hésiter à poser des questions à l’hôte et à bien se mettre d’accord avec lui sur les tâches que tu feras.

Par rapport au pays, je dirais qu’il faut toujours porter des vêtements qui couvrent le corps, car il est mal vu de montrer ses avant-bras ou ses jambes.

  • Si tu devais repartir en workaway serais-tu partante ?

Bien sûr, car je trouve que ça vaut mile fois une expérience dans un lieu touristique. Pour moi, le voyage ce n’est pas que visiter les lieux où tout le monde va, mais c’est surtout s’intégrer à une communauté, connaitre leur culture et vivre avec la population locale.

Mon deuxième semestre d’échange à Sherbrooke

Mont Bellevue

Présentation des cours au semestre d’hiver

Pour ce semestre d’hiver, j’avais un peu plus de liberté dans le choix de mes cours. J’en avais encore 4 à prendre cette session. Dans l’ensemble, je suis très satisfaite des professeurs que j’ai eus et la matière était déjà plus intéressante qu’au premier semestre.

Projet intégrateur (cours obligatoire) : il consiste en un travail de groupe par 3 ou 4 pour une entreprise. Avant la relâche de décembre, nous avons eu une présentation des projets qui nous étaient proposés et nous avons ensuite dû les classer en fonction de nos préférences. Ces projets sont vraiment très variés : de la gestion de matières résiduelles à la gestion des bassins versants en passant par le zéro déchet, la sensibilisation et les plans d’action. Pour ma part, j’ai travaillé avec une entreprise spécialisée dans les technologies de l’information et j’ai créé, avec mes coéquipières, un plan d’action environnemental. Le projet était très formateur au niveau professionnel et intéressant par rapport aux thèmes environnementaux touchés.

Enjeux sociaux et politiques de l’environnement (cours obligatoire pour le cheminement politique appliquée) : j’ai adoré ce cours. Le professeur est passionnant, à plein de connaissances, le cours est dynamique entre ses présentations, celles des élèves et les discussions. On a beaucoup de lectures, mais elles sont intéressantes. Les examens sont par contre un peu difficiles.

Décision et création de valeur en entreprise (cours facultatif pour moi, mais obligatoire pour le double diplôme avec Troyes) : ne faites pas la même erreur que moi : si ce cours est optionnel pour vous, ne le prenez pas ! Je ne peux pas dire que j’ai appris vraiment quelque chose, j’ai plutôt révisé les bases que j’avais déjà en économie. Le cours vise seulement à donner des bases (de mon point de vue), et je n’ai pas aimé le fait que l’on approfondisse pas la matière. Les livrables sont par contre intéressants : ils consistent à choisir une entreprise : la présenter, expliquer ses caractéristiques et enfin faire des propositions de développement durable. 

Savoir convaincre et persuader (cours avec l’école de politique appliquée) : ce cours est tout simplement génial ! Je crois que c’est même mon préféré depuis le début de mes cours dans cette université ! L’inconvénient majeur est que les cours sont le vendredi soir et le samedi toute la journée, une fois par mois. Mais finalement, cette organisation permet de vraiment acquérir les connaissances dont on a besoin. Le vendredi soir, nous revenons sur un livre (qui était à lire durant le mois précédent la séance). Je les ai tous aimés, sauf un qui était vraiment dur à lire. Il faut savoir que la majorité de ces livres sont en anglais. Le samedi matin, la professeure nous explique la théorie de la matière que nous nécessitons. Ensuite le samedi après-midi, on a un examen pratique : on y fait des discours, des annonces publiques… C’est ma partie préférée du cours, car c’est là qu’on peut s’entrainer, et je pense que pour mettre à profit la théorie enseignée, le meilleur moyen est de la mettre en pratique.

Les joies de l’hiver

Le semestre d’hiver, c’est aussi l’occasion de profiter de toutes les activités sous la neige ! J’ai pu aller skier au Mont-Orford, aller randonner au Mont-Tremblant ou encore aller faire de l’escalade de glace !

Un manteau très chaud est essentiel (car quand il fait soleil, il fait plus froid), des chaufferettes et de bonnes chaussures chaudes et imperméables (sans oublier les gants, le bonnet, et tous les autres accessoires de base).

La recherche de stage

Le service de placement et de stage de l’université est clairement un champion de l’organisation. Ils nous donnent des ateliers CV et lettre de présentation pour que l’on puisse les mettre aux « normes » québécoises. Ensuite, on a un entretien simulé, qui permet de connaitre ses défauts et ses points forts ! Et je pense que les remarques que j’ai reçues sont très pertinentes pour moi et me serviront pour de futurs entretiens d’embauche !

Ensuite, il y a trois phases de placement. La première phase est celle où il y a le plus de gens placés. Les offres de stages sont disponibles pendant une semaine sur leur plateforme internet, on télécharge un CV et une lettre de présentation. Puis quelques semaines après, on est convoqué à une entrevue dans les locaux de l’université par Skype ou par téléphone. Ensuite, les étudiants mettent une cote à leur stage (situé entre 1 et 3) et les employeurs font de même en notant les étudiants. Ensuite, lors de la phase de réponse, les stratégies commencent pour voir quelles places se libèrent… Pour la phase deux, les offres sont aussi sur Trivio, cependant il n’y a pas de période définie pour les entrevues et une fois que l’employeur a pris la décision de nous prendre en stage, on ne peut plus refuser. Pour la troisième phase, c’est le même principe que la deuxième, mais on reçoit les offres par mail. Parallèlement, on peut faire des recherches personnelles pour trouver quelque chose qui nous corresponde plus.

Les points forts : il y a beaucoup d’offres et elles sont assez variées ; le personnel est très disponible, répond rapidement aux mails, nous fait des rendez-vous bilans…

Les points faibles : devoir accepter un stage alors que d’autres pourraient nous plaire durant la deuxième et troisième phase ; il y a une date limite pour la recherche personnelle (début de la troisième phase) ; il y a peu de stages proposés pour ceux qui sont en politique appliquée.  

Une tempête de neige

Visite du site archéologique de Palenque

J’ai visité le site de Palenque avec un tour donné par mon auberge de jeunesse. C’était mon premier voyage seule au Mexique, donc je n’étais pas encore habituée à la débrouille, aux transports en commun et à tous les astuces de voyages dans le Chiapas.

Je pars donc aux alentours de 7 h du matin en minibus. L’entrée est comprise dans le prix, mais pas le guide. Je décide de ne pas prendre de guide, les indications du guide du routard et les panneaux sur le site m’étant suffisantes. Surtout que j’ai tous les sites archéologiques que j’ai visités dans le Yucatan, lors de ma première semaine de vacances, au Mexique ont été des visites guidées.

Palenque signifie « entouré d’arbres » : on se trouve en effet au bord de la jungle. C’est un des sites les plus importants du monde maya et il est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site a connu son plein apogée entre le 6e et 7e siècle sous le règne du roi Pakal. Palenque s’éteint au 10e siècle pour des raisons encore inconnues.

Comme j’y suis partie tôt le matin, le site est encore plongé dans la brume. La jungle entourant le lieu donne l’impression d’être dans un milieu surnaturel.

Templo de las Inscripciones
Palacio

Je commence par les pyramides se trouvant à droite dès l’entrée. Au sommet d’une des pyramides se situe el Templo de las Inscripciones. Il s’appelle ainsi à cause des inscriptions qui y ont été retrouvées. Dans ce temple, un escalier descend à l’intérieur de la pyramide. Celle-ci contenait une crypte funéraire abritant le tombeau de roi Pakal. Un sarcophage impressionnant y a été retrouvé avec des bijoux et toutes sortes d’objets à l’intérieur. Une reproduction de celui-ci est au musée. Le masque de jade retrouvé lui aussi à l’intérieur du tombeau est quant à lui exposé au Musée National d’Anthropologie de la Mexico.

Le Palacio est l’autre monument important du site. Il servait à des cérémonies religieuses et aux tâches administratives. De très belles inscriptions se voient sur les murs. La tour, bâtiment phare de Palenque, était destinée à l’observation du ciel.

Ensuite, le Templo del Sol commémore la naissance, la montée sur le trône ainsi que les victoires militaires de Chan-Bahlum, successeur de Pakal I.

Templo del Sol

Le Temple de la Cruz est aussi un bâtiment qui identifie bien Palenque. Il est construit sur la colline la plus haute de la ville. Une fois au sommet, vous pouvez admirer la vue sur tout le site archéologique ! Vraiment magnifique !

Le Templo del Conde est un des plus anciens du site. Il aurait été construit vers 640. Des offrandes funéraires y ont été retrouvées.

Les autres bâtiments du site sont considérés comme moins importants. Cependant, ils valent le détour ! Pour accéder au groupe Nord, vous passez dans la jungle. Très impressionnant quand il y a encore la brume matinale. Pour aller au Groupe B, vous passerez aux abords d’une adorable petite cascade. Les temples du groupe B sont couverts de mousse !

Enfin, avant de terminer la visite, je suis allée au musée. J’ai hésité à y aller, ayant passé environ 2 heures sur le site alors qu’il faisait très chaud. Mais il vaut vraiment la peine et je ne regrette rien ! À l’intérieur, vous y trouverez de nombreux objets venant du site lui-même. Et bien sûr, ne ratez pas la visite de la reproduction du tombeau de Pakal : très impressionnant !!!

Visite de l’Aiguille du Midi

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Photo prise sur Go Mad Nomad

Pour mon anniversaire, je m’offre une montée à l’Aiguille du Midi. Située dans le massif du Mont-Blanc, on la reconnait de loin grâce à sa forme. Elle culmine à 3 842 mètres d’altitude et donne un panorama impressionnant sur les Alpes !

D’ici commence aussi la descente de la Vallée Blanche. Les skieurs redescendent à Chamonix en s’émerveillant devant la beauté du paysage ! Il est fortement recommandé de skier avec un guide : les dangers du hors-piste et de la haute montagne n’épargnent personne. Il serait dommage de prendre des risques pour rien !

Pour ma part, j’y suis allée en mars, le paysage était donc encore tout blanc ! Je suis allée voir tous les points de vue et j’ai fait le « Pas dans le vide », la nouvelle attraction touristique. Une cage en verre suspendue dans le vide donne un panorama exceptionnel sur la vallée. Enfin, il y a tellement de monde que les gardiens te prennent en photo et tu t’en vas. À peine le temps d’admirer le paysage.

Il faut savoir que c’est un lieu très touristique. Si vous souhaitez uniquement monter aux points de vue, compter une heure de visite en haut (s’il y a peu de monde). L’aller-retour en téléphérique coute 65 €. Si vous passez par Chamonix, je vous conseille fortement de monter à l’Aiguille du Midi. Vous serez éblouis par la beauté des paysages, étonnés d’être si proches du Mont-Blanc et vous sentir si petits face à l’immensité de la nature.

Voyager seule en tant que femme ? Une expérience à vivre

Coucher de soleil à Saint-Malo, France

Je vois beaucoup dans mon entourage ou sur les réseaux sociaux des personnes qui n’osent pas voyager seules, qui me disent que j’ai beaucoup de courage de le faire, mais qu’elles, elles n’y arriverait jamais. C’est pour cela que j’ai voulu écrire cet article. J’espère qu’en le lisant vous oserez partir seule en voyage ou au moins y penserez-vous.

Strasbourg, France

Le déclic pour partir seule

J’ai décidé de partir seule quand j’en ai eu marre d’attendre que quelqu’un vienne voyager avec moi. À chaque fois que je voulais partir, personne ne pouvait au même moment que moi, ou alors n’avais pas assez d’argent à ce moment… Je me suis dit que je voulais profiter, que je voulais voyager, même si personne ne venait avec moi. Si j’attends pour faire quelque chose, peut-être que je ne le ferais jamais, alors autant se lancer.

Megève, France

Comment se préparer à l’idée de partir seule ?

Lisez et renseignez-vous. Avant de partir seule, j’ai lu plein d’articles de blog de femmes qui voyagent seule pour me rassurer. Certaines conseillent même des destinations où vous vous sentirez en sécurité, et où vous serez à l’aise pour visiter !

Choisissez une destination qui VOUS fait envie et qui VOUS correspond. Profitez de cette aventure, retrouvez-vous seule avec vous-même pour faire ce dont vous avez envie ! Vous avez peur de l’avion ? Choisissez une destination accessible en train ou en voiture ! Vous avez peur de vous retrouver seule le soir et de vous ennuyer ? Dormez dans une auberge de jeunesse, vous allez rencontrer plein de monde !

Faites un itinéraire ou partez avec un guide de voyage. La première fois que j’ai fait un long voyage seule, j’avais planifier absolument tout mon voyage : les endroits que je voulais voir, comment y aller, l’horaire et le prix des bus, les hôtels…. Et ça m’a beaucoup aidé ! Avec le temps, je suis beaucoup moins attaché à mes plannings, je note simplement ce que je veux voir en laissant du temps libre pour les rencontres et les lieux que je veux ajouter au fil de mon voyage. Mais au début, planifier mes journées m’a beaucoup aidée !!!

Sixt-Fer-A-Cheval , France

Les avantages

Partir seule fut la meilleure idée que je n’ai jamais eue ! Grâce à ces voyages, je suis devenue indépendante, plus mature, plus ouverte aux autres. J’ai pu visiter des endroits que je n’aurais jamais imaginés, j’ai vécu des expériences incroyables ! Je me suis découverte, j’ai appris à m’écouter et à ne pas faire ce que la société voudrait ou ce qui est à la mode, mais ce que J’AI envie de faire. Je peux dire que je connais mes goûts, que je sais m’organiser, que je suis capable de voyager malgré mon piètre niveau d’anglais ! Et ça me donne beaucoup de confiance en moi !

Plus généralement, partir en voyage seule ne signifie pas voyager tout le temps seule ! Au contraire : en étant seules vous allez faire des rencontres beaucoup plus facilement et vous allez aller à la rencontre des populations locales naturellement.

L’autre avantage incontestable pour moi : ne pas faire de compromis. Maintenant, je suis tellement habituée à voyager seule, que quand je pars avec des amis, j’ai du mal à faire des compromis ! J’ai pris l’habitude d’être libre et de faire ce que j’ai envie !

Sixt-Fer à Cheval, France

Avoir peur, se sentir mal

Il est normal de se sentir mal parfois en voyage. Ressentir trop de solitude, ne pas arriver à profiter, car on a trop peur, avoir le mal du pays… Contre cela, je vous conseille fortement de commencer doucement vos voyages solos. D’abord un week-end, puis une semaine, trois semaines, un mois… Petit à petit, vous allez vous habituer à être loin de chez vous et avoir plus confiance en vous.

De mon côté, avant de partir et les premiers jours j’avais quelques peurs, que je trouve maintenant un peu ridicules. Par exemple, je n’osais jamais aller manger dans un restaurant seule. Je préférais acheter un sandwich et le manger dans la rue ou à l’auberge. Finalement, après m’être forcée une ou deux fois, j’y vais maintenant naturellement !

À la fin de mon voyage d’un mois en Amérique Centrale, j’étais quand même contente de rentrer ! J’ai visité des endroits magnifiques, j’ai rencontré des personnes extraordinaires avec qui je suis encore en contact aujourd’hui, j’ai découvert des cultures qui m’ont beaucoup apporté personnellement, j’ai trouvé dans quoi je voulais travailler… Mais à la fin, j’avais envie de retrouver le confort de mon appartement (qui n’est évidemment pas le même que celui d’une auberge de jeunesse), j’avais envie de me reposer, de retrouver ma routine, de voir mes amis, de retourner dans des lieux connus… Je me suis dépassée pendant un mois ! Mais grâce à tout cela, je sais que je ne suis pas encore prête à partir plus longtemps qu’un mois !

La Fortuna, Costa Rica

Un voyage raté ?

Peut-être que ce voyage ne va pas se dérouler comme prévu. Peut-être allez-vous vous sentir mal et rentrer plus tôt. Peut-être allez-vous manquer de confiance en vous pour en profiter à fond et finalement vous ennuyer et regretter d’être partie…

Quoi qu’il en soi un voyage n’est JAMAIS raté ! Il ne se sera pas passé comme prévu, mais il vous aura donné de l’expérience, vous aura fait grandir. Et malgré tout, ce que vous pouvez voir comme un échec aujourd’hui vous aura permis déjà de mieux vous connaitre et savoir ce que vous voulez.

Trinidad, Cuba

Je n’aurai qu’une conclusion : lancez-vous ! Préparez-vous, mais allez-y. Je pense que c’est une expérience à faire au moins une fois dans sa vie. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’opportunité de se retrouver avec soi-même, d’avoir la liberté de choisir ce que l’on veut visiter jour après jour, que l’on peut vivre à son rythme… Vous en ressortirez grandies et ressourcées.

Tulum : le site archéologique

Les ruines mayas de Tulum sont en photos de couverture de tous les guides et brochures de voyage. En même temps : quel paysage ! Les anciens temples mayas sont à côté d’une plage de sable blanc et d’une mer turquoise. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir d’iguanes, c’est le moment !!! Il y en a partout, ils sont parfois énormes et aiment se faire dorer la pilule au soleil !

Le site se visite en 1 h à 1 h 30. Il est accessible en transport en commun depuis le centre de Tulum ou en bus ADO ou Mayab depuis Playa del Carmen, Cancún et Bacalar. Je vous conseille d’y aller dès l’ouverture le matin afin d’éviter tous les bus de touristes. Et quand il n’y a pas de sargasse, n’oubliez pas de prendre votre maillot de bain !

La ville a été construite à trois périodes différentes comme le montre les marches et selon certains guides les étapes de construction des temples. La ville était à l’époque peinte en bleu, blanc et rouge. Les habitants vivaient principalement de l’agriculture, de la pêche et des échanges commerciaux permis grâce à leur accès à la mer. À Tulum, mais aussi dans les autres sites archéologiques, ce que l’on voit encore aujourd’hui sont les temples dédiés aux dieux. Les prêtres, les rois/chefs, et les nobles vivaient près de ces temples. Le reste de la société vivait aux alentours de ces centres politiques et religieux. Ils ne pouvaient entrer dans ces lieux que lors des cérémonies, des sacrifices…

Différents panneaux, auprès de chaque temples, expliquent la construction du site, son emplacement particulier, la vie sociale, leur vie économique… Ils donnent une image précise de ce qu’était la vie des populations mayas à l’époque.

Le site est entouré d’une muraille construire durant la dernière période d’habitation du site. Il n’y a que 5 entrées terrestres et deux par la mer. S’il l’on entre par la deuxième porte à droite (entrée nord-est), on arrive directement à la casa del cenote. Il a été nommé ainsi, car il a été apparemment construit sur un cenote (pour en savoir plus sur les cenotes, lisez mon article précédent). Le temple le plus pris en photo est le Templo del Dios del Viento, qui surplombe la falaise.

Ensuite, la deuxième partie du site se compose du Castillo. C’est le temple le plus grand et le plus sacré du site. Des sculptures représentent des divinités. Ici avait lieu la cérémonie, tous les 52 ans, qui marquait la fin d’un cycle. Tous les feux sont éteints pendant 5 jours et les dettes sont annulées. Les Mayas se préparent au renouveau. Ensuite, plus bas, vous pouvez admirer différents temples.