Cet après-midi, je suis allée à Gordes, un village provençal, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. L’abbaye est un peu excentrée par rapport au village, et se trouve au milieu des champs de lavande, qui sont éblouissants l’été. En automne, il n’y a pas de lavande, mais les couleurs en fin d’après-midi sur l’abbaye sont magnifiques !
Il faut savoir que c’est l’une des rares abbayes cisterciennes à être encore habitée par des moines qui célèbrent toujours les offices aujourd’hui en France. Elle a été construite au XIIe siècle. Ainsi, depuis 1148, les moines y observent la Règle de Saint-Benoit. Les moines participent aux offices 7 fois par jour et leur journée se partage entre le travail et la prière, comme c’était le cas au XIIe siècle.
J’ai choisi de prendre la visite guidée afin d’avoir plus d’information lors de la visite. Celle-ci a duré environ 1 h 30, la guide était passionnante et maîtrisait très bien son sujet ! Elle nous a beaucoup expliqué la vie des moines au XIIe siècle, mais il aurait aussi été intéressant qu’elle s’attarde un peu plus sur leur quotidien aujourd’hui.
Nous avons commencé par la visite de l’ancien dortoir. Les moines n’y venaient que pour dormir et se levaient à 4 h du matin. La pièce est très froide, avec aucune décoration. Ensuite, la visite s’est poursuivie par la visite de l’abbatiale, de la salle d’écriture, du cloître, de la salle de lecture… J’y ai appris un tas d’information sur la vie des moines au début de la création de l’abbaye.
Cette cheminée à été construire de sorte que les arbres entiers pouvaient y entrer.Salle où les moines se réunissent pour la lecture d’un chapitre de la Règle de Saint-Benoit
Sur le chemin du retour, j’en profite pour observer le coucher du soleil et le village.
Après avoir lu dans les journaux que la Sorgue était en pleine résurgence, je suis allée faire une petite promenade pour aller la voir, à un niveau exceptionnel ! Le chemin qui mène à sa source est de 1 km aller-retour depuis le centre-ville. La balade est accessible à tous, j’y ai même croisé des poussettes !
L’eau est très haute, elle descend vraiment très rapidement c’est impressionnant à voir ! À la fin du chemin, j’arrive dans le gouffre où la source coule. Une falaise surplombe le tout. On peut aussi apercevoir le château des évêques de Cavaillon.
Au retour, je passe par la fabrique à papier. L’entreprise établie ici fabrique le papier avec les méthodes du 15e siècle. Nous pouvons y voir toutes les étapes de la fabrication. À la fin, nous arrivons dans une petite boutique qui vend les papiers produits : on peut y acheter des feuilles simples, mais aussi de très belles cartes de France, d’Europe et du monde, dessinées de façon ancienne.
Sur le chemin du retour, je m’arrête visiter l’église Saint-Véran, construite au 8e siècle. À l’origine, un temple païen dédié à la divinité de la Source y fut construit puis remplacé par un Temple à la Vierge. L’église a été détruite puis reconstruite au 11e siècle. À l’intérieur se trouvent de nombreux vestiges gallo-romains.
En une après-midi, je n’ai pas eu le temps de tout visiter, mais vous pouvez aussi voir :
Le château des évêques de Cavaillon
La colonne : édifiée en 1804, elle se situe dans le centre-ville sur la Place de la Colonne.
C’est samedi, je pars faire une randonnée pour monter au Nevado de Toluca. Le volcan domine le paysage du haut de ses 4680 m d’altitude alors que la ville de Toluca est baignée dans un nuage de pollution.
Début de l’ascension du volcanVue sur la ville de Toluca
Je pars vers 10 h du matin depuis la station d’autobus Observatorio de la Cuidad de Mexico. Je prends un bus en direction de Toluca. Arrivée à Toluca, je un autre bus m’amène au village le plus proche du volcan : Raíces. Ensuite, je continue en taxi collectif jusqu’à l’entrée du parc.
Et là, commence l’ascension du volcan. La randonnée est difficile : les montées sont assez raides, et plus je monte, plus il fait froid et je ressens le manque d’oxygène. Comme c’est le week-end, il a vraiment beaucoup de monde !
Une fois en haut, je trouve un petit chemin qui grimpe encore afin d’avoir une vue sur les deux lacs du cratère : le lac de la Lune et du Soleil. Je pique-nique face à cette vue magnifique.
Ensuite, je reprends le chemin pour partir vers les lacs. Je n’aurais pas le temps de faire le tour des deux lacs. Je suis allée me promener uniquement autour du lac du Soleil. En descendant vers le cratère, j’ai l’impression d’être dans le désert. Les paysages sont plutôt rocheux et arides.
En fin d’après-midi, je repars avec les taxis autorisés du parc. On se place dans la remorque, les camionnettes se suivent les unes après les autres, on en ressort blanc de poussière. Je pars du parc du volcan en stop. Une fois à Raíces, je prends un taxi, que je partage avec 4 autres personnes pour rejoindre la station de bus de Toluca et retourner à Mexico dans la soirée.
C’est vraiment un endroit que je conseille vivement d’aller voir ! Même si la randonnée est difficile, j’ai adoré les paysages ! Être aussi haut est vraiment impressionnant et les lacs dans les cratères sont très beaux !
Ayant adoré ma première visite (assez rapide) à Québec, je meurs d’envie d’y retourner pour voir le Marché de Noël, les illuminations et profiter un peu plus de la ville. Je pars, encore une fois pour deux jours, en covoiturage (réservé sur Amigoexpress pour 20 $ l’aller et 20 $ le retour) et j’arrive de nuit dans la zone commerciale. J’attends alors le bus dans le froid, et après 2 h de route et 30 minutes de bus, je suis enfin arrivée dans le centre-ville. J’ai réservé une auberge de jeunesse (Auberge Internationale de Québec, pour 24 $ la nuit, très bien placée et propre) pour la nuit et pouvoir profiter de tout le samedi sans avoir à faire l’aller-retour dans la journée.
À peine poser mes affaires, je repars à la recherche d’un restaurant, tout en me baladant dans la ville. Je finis par m’arrêter rue Champlain, au Lapin Sauté. Je commande une truite accompagnée de polente, purée et petits légumes. C’était super bon !!! Je repars ensuite à l’auberge de jeunesse pour dormir.
Le lendemain matin, je me lève vers 9 h, prends mon petit-déjeuner (en supplément à l’auberge : 6 $) et je pars pour le Musée des Civilisations. Le musée est très grand, avec quatre salles d’exposition : sur la surveillance, les GAFA, et les réseaux sociaux aujourd’hui, sur les poisons, sur les animaux, et sur la civilisation québécoise. J’ai vraiment bien aimé, car le musée est très ludique et interactif ! C’était très intéressant et bien agencé, et en plus, il n’y avait pas beaucoup de monde. Ce qui m’a un peu déçu c’est que je m’attendais vraiment à un musée complet sur l’histoire du Québec et de ses civilisations, mais finalement ce n’était qu’une petite salle, beaucoup moins interactive que les autres.
Musée des civilisations
Après deux heures de visite, je pars au Marché de Noël, à la recherche de ce que je pourrais bien ramener à ma famille pour les vacances. J’ai trouvé mon bonheur dans un petit stand, où j’ai goûté plein de cidres et de terrines, sucrées ou salées. J’ai donc pris un cidre glacé (fait à partir de pommes gelées) et une terrine de wapiti, pour faire original. Un peu plus loin, je prends LE VRAI truc des touristes : du sirop d’érable dans un pot en verre en forme de feuille d’érablier.
Le Marché de Noël est vraiment top ! Il y a plein de petits stands ! Par contre, il faisait vraiment très froid et on se marchait un peu dessus tellement il y avait de monde ! J’adore l’ambiance de Noël, et pour ça c’est vrai que visiter la ville de Québec vaut la peine !
Ensuite, après avoir mangé une crêpe salée, je suis allée à la patinoire de plein air. En patinant, le froid part un peu. C’est super génial et finalement, j’ai pu bien patiner, car il n’y avait pas tant de monde que ça ! J’y suis restée environ 2 h, et j’ai pu admirer le coucher de soleil sur les bâtiments décorés !! Ensuite, il a fallu que je reprenne le bus pour retourner dans la zone commerciale et prendre mon covoiturage de retour…
Ce premier article sur mon échange au Mexique parle de mon année universitaire au Colegio de Mexico.
El Colegio de Mexico
Le choix de notre pays de mobilité se fait entre décembre et janvier de la première année à Sciences Po Grenoble. J’avais mis en premiers la Norvège, la Finlande et le Royaume-Unis, ensuite Montréal, et pour finir le Mexique, le Chili et la Colombie. J’avais classé les vœux de mobilité afin d’apprendre prioritairement l’anglais.
Finalement, le 22 juillet 2017, je m’envole pour Mexico City. L’université partenaire a toujours été très réactive aux mails pour préparer mon arrivée. Quand j’arrive, la première semaine je dois faire ma carte étudiante, faire signer les papiers des bourses et assister aux cours que je veux choisir pour le semestre. Finalement, au premier semestre j’ai eu Relations Internationales, Droit international et Histoire de la politique mexicaine. Au deuxième semestre j’ai suivi Histoire de l’Europe, Relations Internationales, et Amérique Latine contemporaine. Les profs étaient très intéressants et vraiment connaisseurs de la matière qu’ils enseignent.
Palacio de Bellas Artes
Tous les cours sont en espagnol, mais les lectures sont quasiment toutes en anglais. Au début, ayant été refusée dans les pays anglophones à cause de mes notes aux tests de langues, j’ai été assez surprise et ça m’a demandé pas mal de travail de tout lire en anglais. Surtout au deuxième semestre où il a fallu que je présente un livre et un texte écrits en anglais.
En général, je n’avais pas cours l’après-midi, ce qui me permettait de sortir visiter un peu la CDMX ou bien de travailler. L’emploi du temps était aussi assez léger, ce qui me permettait de voyager vraiment très souvent, surtout dès qu’il y avait un jour férié.
Mexico vu du ciel
Au niveau du travail personnel, c’est vrai qu’il n’y a pas mal de lectures. Ensuite, j’ai été évalué sur des exposés, des travaux en groupe et des examens finaux ou des dossiers de fin de semestre. Finalement, ces examens ne sont pas très durs et il est très facile d’avoir des notes excellentes.
Coyoacán
Et ce qui m’a le plus marqué c’est l’accueil des élèves et des profs, dès le premier jour ! Je sais que encore deux ans après, je peux compter sur eux, et ils m’ont fait passé de très bons moments au Mexique !
Par contre, il ne faut pas s’attendre à une école très grande avec une ambiance très « Erasmus ». Je ne connaissais vraiment pas beaucoup d’étudiants étrangers, et j’étais même la seule dans la plupart des cours. Je n’ai pas du tout regretté, car ça m’a vraiment permis de m’intégrer parmi les mexicains et de progresser en espagnol.
Dans cet article, je vous raconte comment j’ai vécu mon premier semestre d’échange à Sherbrooke, à la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke.
Source : L’Express
26 et 27 août : début de la formation préparatoire. Un peu de stress, mais je me dis que nous allons juste avoir une présentation du semestre ou de la maîtrise et notre emploi du temps. Pas du tout : la première journée nous avons eu une rapide présentation, mais on a surtout travaillé sur le concept de carte conceptuelle et l’exposé que nous devions présenter dès le lendemain… Et là, je me dis que l’on ne va pas du tout rigoler ce semestre. Finalement, ces deux journées se sont très bien passées et m’ont permis de faire quelques connaissances.
Rivière Magog
Le mois de septembre commence, avec l’envie de voyager, de découvrir le Canada. Dès le premier jour férié, je pars, avec quelques amies, dans le Saguenay, où nous avons visité le Parc des Mont-Vallin et le Parc du Fjord du Saguenay. C’était vraiment très beau et on a fait de bonnes randonnées ! Le mois de septembre, c’est aussi le temps de l’acclimatation, de la découverte de l’université, de rechercher les vêtements d’hiver, de parler avec un peu plus de monde et de découvrir la ville.
Sherbrooke
En soi, la ville de Sherbrooke se résume, pour moi, à l’université et au quartier étudiant autour. Je ne vais que très rarement au centre-ville, qui est finalement assez loin en bus et, il faut le dire, pas très attractif, à part pour les friperies et les fresques murales. D’ailleurs, les bus sont assez souvent en retard (sauf quand tu es toi-même en retard !) et certains ne passent que toutes les demi-heures. Il faut aussi souligner que le samedi et le dimanche, les horaires de passage sont très très très réduits. C’est en septembre aussi que je découvre le Mont-Bellevue, dans lequel il y a une station de ski (de deux pistes) toute proche de l’université. Quand je me préparais à mon voyage, je voyais sur YouTube à quel point les gens adoraient le Mont-Bellevue. Il est vrai que c’est un endroit vraiment sympa, calme, où tu peux te promener dans la forêt ou aller courir (et qui plus est, très proche de chez moi). Cependant, il ne faut pas y espérer un endroit où tu pourras y faire une bonne et longue randonnée, et sans personne. Au contraire, les chemins sont souvent plats et pas très longs, et le week-end, on dirait que toute la ville vient se promener là.
Une fois le mois d’octobre arrivé, je ressens déjà un peu la dose de travail demandé, la quantité de réunion et de travaux de groupe à rendre… Il faut s’y mettre sérieusement, puisque la maîtrise nous demande une moyenne de 75 % pour pouvoir continuer au semestre suivant. Il faut savoir que l’Université de Sherbrooke est connue pour être très professionnalisante, et c’est bien le cas. En maîtrise, les professeurs n’attendent plus de nous que l’on apprenne par cœur notre cours où que l’on fasse un banal exposé. Non, il faut rendre des travaux tels qu’on nous le demanderai dans le milieu professionnel. C’est assez compliqué au début, car je ne savais pas bien quelle méthode adopter ni comment réviser. Par exemple, durant les examens ce sont surtout des questions de réflexions, de mise en situation et on a droit d’avoir nos cours sous les yeux pour y répondre.
Aux vacances de fin octobre – début novembre, j’ai une semaine de libre, je peux donc partir un peu plus loin. J’en profite pour aller visiter les Parcs Nationaux de Banff et Jasper, dans les Rocheuses, pendant que l’hiver n’est pas encore arrivé. En Alberta, il fait déjà un peu froid et la neige est là. Cependant au Québec, on n’est pas encore arrivé dans les températures négatives et mi-novembre quelques flocons commencent à tomber.
Enfin en novembre-décembre c’est le grand rush des remises et des examens avant la fin du semestre. J’ai moins de temps pour voyager, mais je suis quand même partie en randonnée et au Marché de Noël de Québec ! Les températures sont vraiment fraîches (jusqu’à -29 °C) et le soleil se couche aux alentours de 16 h : je sens que l’hiver est là. Heureusement que je rentre en France deux semaines, histoire d’avoir une petite accalmie.
Bilan de ce premier semestre :
Les points positifs :
Les 5@8 de l’Université : Le 5@8 est organisé par les associations étudiantes, chaque semaine. C’est une soirée qui a lieu dans les locaux de l’université, de 17 h à 20 h. Il y a beaucoup d’ambiance, on peut danser, boire et circuler parmi les 5@8 des autres départements (droit, génie,…)
Le Centre Sportif : de nombreux cours de sports sont proposés, et sinon la piscine et la salle de sport sont gratuites et en accès libre. J’ai fait le choix de suivre un cours d’aquagym chaque mercredi, afin d’être obligée d’aller faire du sport et de ne pas me retrouver toute seule au milieu d’une salle. C’était super bien : les filles de l’aquagym étaient très sympas et on se retrouvait après le cours au sauna pour discuter. La prof était vraiment bien aussi : les exercices étaient très variés et on voyait bien que la séance avait été bien préparée.
Habiter proche de l’Université : j’habite à 10-15 minutes à pied de l’université. C’est très pratique, car pas besoin de prendre le bus chaque matin et ça permet de sortir un peu, surtout l’hiver. En plus, la majorité des étudiants habitent dans ce coin. C’est aussi à 2 minutes à pied du bar, Le Refuge, très prisé par les étudiants; du supermarché Provigo pour faire ses courses et d’une pharmacie, qui fait aussi Poste et qui vend d’autres choses.
Les points négatifs :
Honnêtement par rapport à mon échange au Mexique, visiter le Canada est bien plus compliqué : les transports en commun sont un peu galère donc dès que je veux aller faire une randonnée dans un parc naturel, il faut louer une voiture, ce qui revient vite assez cher. En plus, j’ai beaucoup moins le temps de partir en voyage avec tout le travail que j’avais à faire.
Les habits d’hiver : J’ai suivi les conseils que j’avais reçus sur Facebook et par mes amis québécois. J’ai donc acheté mes habits d’hiver (manteaux, chaussures, gants…) au Canada. Ça a été un investissement ! Mais en plus, je suis assez sportive, donc j’ai aussi acheté des vêtements adaptés au ski, ski de fond et randonnée en hiver… Finalement, l’arrivée au Canada a été tout un budget…
Enfin, la ville est assez peu attractive en soi. C’est très étudiant, mais ce n’est pas du tout comme une grande ville étudiante en France (comme Grenoble, Lille, Paris…). À Sherbrooke, tu peux aller au cinéma, à des concerts et des pièces de théâtre au Centre Culturel, profiter du Centre Sportif. Mais il ne faut pas s’attendre à avoir une vie culturelle aussi riche que dans une capitale ou une grande ville française.
Je pars visiter Annecy, une journée, lors d’une sortie organisée par l’association des étudiants Erasmus de mon école.
Nous avons tout d’abord visité le centre-ville. Très joli, plein de couleur et la rivière qui passe donne un charme particulier à la ville. J’ai beaucoup aimé, mais je dois dire que je me sentais assez oppressée par tous les touristes présents.
Après le repas (un sandwich rapide au bord du lac), je suis partie avec une québécoise et deux italiennes et une allemande pour faire du pédalo sur le lac ! C’était vraiment super, c’est une bonne activité qui nous a permis de profiter du lac et de la vue sur les montagnes ! Ensuite, nous sommes parties prendre un glace pour goûter et il était déjà temps de rentrer.
Visiter Annecy en une journée permet d’avoir un bon aperçu de la ville et du lac, mais de nombreuses activités, notamment en montagne, sont possibles et permettent de prolonger facilement le séjour, sans s’ennuyer !
J’ai beaucoup entendu parler de cette île. J’ai longuement hésité avec Islas Mujeres. Finalement j’opte pour Holbox, idéale pour un week-end de farniente à la plage, car l’île est vraiment très tranquille.
Pour y aller, depuis Cancún, j’ai pris le bus jusqu’à Chiquilá, puis le bateau jusqu’à Holbox. Une fois arrivée sur place, je pars à la recherche de mon auberge de jeunesse, un peu éloignée de l’avenue centrale, en marchant sur des chemins de terre. L’île est réputée pour être sans voiture (même si ce n’est pas totalement vrai) mais on peut y circuler en voiture de golfe ou en vélo! Ensuite, j’ai passé l’après-midi à la plage !
Le soir je suis allée faire une excursion pour voir la bioluminescence créée par des micro-organismes dans la mer ! Nous partons en kayak. Après avoir les photos sur internet, j’avoue que j’ai été assez déçue. Je m’attendais à voir l’eau illuminée de lumières bleues, mais non en faite, cela fonctionne que si tu fais des mouvements dans l’eau. Si tu ne bouges pas ta main ou ton pied dans l’eau: pas de bioluminescence. Cependant c’était quand même assez magique de voir ces petits plantons s’illuminer !
Le lendemain, retour à la plage ! J’en ai profité pour me lever tôt et voir le lever de soleil!
Départ tôt le matin pour une randonnée au milieu des Alpes, direction le Lac des Chéserys (2 211m), au coeur de la réserve naturelle des Aiguilles Rouges dans le Massif du Mont-Blanc . Je n’ai pas continué vers le Lac Blanc étant donné que je n’avais pas l’équipement nécessaire pour randonner dans la neige !
La randonnée débute au Col des Montets. J’appréhende un peu la difficulté mais je me rend vite compte qu’avoir une vue sur la mer de Glace, l’Aiguille du midi, des glaciers,… rend la randonnée incroyable !
Départ de la randonnée
Dès le départ, le chemin commence à grimper, mais la vue sur les montagnes est vraiment impressionnante ! D’ailleurs en chemin, les paysages sont merveilleux, et je croise même quelques bouquetins !
Caractéristiques :
Niveau intermédiaire
Dénivelé de 1 071 mètres
Environ 4h aller-retour
Quelques passages difficiles
Encore enneigé en juin
Possibilité de continuer jusqu’au Lac Blanc (passage avec des échelles)
Pour la suite de ce voyage à Cuba, je pars à Viñales, avec les autobus Viazul. Le départ fut un peu chaotique puisque les départs des bus n’étaient pas annoncés, les gens se bousculaient devant l’entrée du bus, je ne comprenais pas trop ce qu’il fallait faire sachant que sur le billet il était précisé d’arriver 1h à l’avance… Le voyage a duré un peu moins de 4h.
Une fois arrivée à Viñales, en début d’après-midi, la deuxième épreuve fut de trouver la casa. En cherchant notre maison, j’ai remarqué que la plupart des maisons sont en fait des casa pour les touristes. Et ce qui m’a vraiment marqué c’est que les gens se baladent encore en calèche !
J’ai réservé la casa de Nancily et Liday sur Airbnb. Ils m’ont vraiment bien accueilli: nous avons visité la maison, puis on s’est installés sur la terrasse, où ils m’ont servit un bon verre de jus de fruits frais et on a discuté des choses à visiter. Ils ont aussi bien voulu me servir mon repas du midi (normalement dans les casa, seul le petit déjeuné est inclut). Il pleut beaucoup, du coup je ne sais pas trop quoi faire en attendant.
Dès que le soleil est réapparu, je suis sortie marcher dans le village. C’est super joli, très authentique. Les gens se déplacent en calèche ou à cheval, ou alors avec les voitures des années 60, j’ai l’impression d’être dans un autre monde !
Jour 2
Aujourd’hui, je pars à la plage, à Cayo Jutías. Pour y aller, j’ai pris un taxi collectif, qui est en fait une voiture typique de Cuba. Avec moi, il y a deux autre françaises et un espagnol. Une des deux françaises avait habité 5 ans à Cuba, dans sa jeunesse, en tant que journaliste, et elle a habité dans d’autres pays d’Amérique Latine. C’était super intéressant de discuter avec eux de la politique cubaine. Pour le cubain, les gens ne manifestent pas contre le régime car ils sont satisfait de ce que la Révolución leur a apporté : éducation gratuite, système de santé gratuit,… Malgré le fait, que par exemple, ils ne peuvent pas aller sur tous les sites internet et que ce qu’ils font sur le web reste contrôlé par le gouvernement. Et pour eux, il est toujours aussi important de ne pas céder à la pression des Etats-Unis, car ils ne veulent pas qu’ils aient la mainmise sur l’île.
Nous sommes arrivés après 2h de mauvaise route. J’ai loué un transat à l’ombre pour 3$ la journée. L’eau est magnifique : transparente et chaude ! Je pourrais y rester des heures ! Après m’être baignée un peu, je suis allée me promener sur la plage, hors de la zone touristique. Il n’y avait absolument personne, c’était magique ! Après j’ai vraiment passé mon temps dans l’eau !
Nous sommes rentrée sous une pluie battante ! Le chauffeur de taxi m’a appris que sa voiture datait de 1959, et donc que c’était un des derniers modèles importé à Cuba ! Elle appartenait à son grand-père et elle fonctionne toujours car avec du bricolage il a réussi à changer pleins de pièce. J’ai remarqué que ce genre de chose est très fréquente chez les cubains : ils s’entraident beaucoup et on l’habitude de tout réparer !
Jour 3
Dernier jour à Viñales ! J’ai adoré et endroit !!! J’aurais bien aimé faire quelques randos à pieds, mais avec la pluie c’était difficile…
J’ai fait une balade à cheval durant 4 h ! Je suis passé par mes hôtes pour réserver. Les paysages étaient magnifiques !! J’étais avec deux Italiens et le guide était super sympa ! Pendant le tour, j’ai visité une ferme de tabac et une de café. Enfin, la visite consiste en quelques indications sur la production et ils nous ont fait goûter du rhum, du miel et sentir du café. Dans la ferme de tabac, ils nous ont fait fumer un « puro ». Moi qui ne fume jamais, je n’ai pas non plus voulu essayer. Puis on est allés à un mirador, qui était en fait un resto pour que nous prenions un repas. Le guide avait son repas offert, les Italiens avaient apporté à manger et moi j’ai attendu de rentrer pour manger. J’ai vraiment bien aimé !!!
Cienfuegos – 1er au 3 juillet
Le premier juillet, j’ai fait le voyage de Viñales jusqu’à Cienfuegos. Le bus partait à 6 h 45 et arrivait à 14 h 25. Mon hôte m’attendait au terminal de bus ! Elle était très gentille et m’a expliqué le plan de la ville pendant que je buvais un jus de goyave. J’étais logée à l’Hostal Cuartero. Pour la fin d’après-midi, je suis allée me promener, mais il faisait super chaud ! Je suis allée au parc José Martí, et j’ai pris la rue piétonne qui allait jusqu’à la mer. Je me suis arrêtée manger un hamburger. Après il s’est mis à pleuvoir alors j’ai préféré rentrer et j’en ai profité pour laver un peu mes vêtements.
Le 2 juillet, j’ai passé la journée à visiter Cienfuegos. Comme à mon habitude, je me suis levée très tôt pour partir dès 8 h afin d’éviter les heures les plus chaudes de la journée. Le petit-déjeuner était super bon ! Il y avait des goyaves, de la mangue, des bananes, du café et du jus de mangue, du yaourt, des tartines, une omelette et un sandwich jambon-fromage. Autant dire qu’avec tout ça je suis partie calée !
J’ai commencé par marcher le long de l’avenue de Prado, là où se situent tous les anciens palais coloniaux, jusqu’au Malecon et à la Punta Gorda. Les anciens palais, hôtels et maisons étaient magnifiques ! Le parc de la Punta Gorda était fermé donc je ne me suis pas posée et je suis retournée vers le centre-ville.
Ensuite, j’ai visité la cathédrale, le théâtre et après je voulais aller au Palacio Ferrer, mais c’était fermé. Je me suis posée un peu dans le parc puis je suis allée au musée régional. J’y ai passé pas mal de temps, car j’ai lu toutes les explications sur l’histoire de la révolution. Enfin, je suis allée me promener dans les rues piétonnes et j’ai acheté deux tableaux.
Trinidad — 3 au 6 juillet
À Trinidad, je suis restée à l’hostal Bruno y Laidy. L’hostal n’est pas loin du terminal de bus, mais pour y arriver, c’était quelque chose ! Je me faisais aborder de toute part pour acheter des souvenirs. Les hôtes ont été très gentils ! Ils ont longuement discuté avec moi sur plein de sujets liés à la vie cubaine, la politique… Le petit-déjeuner était très bon aussi. D’ailleurs, il se prend sur la terrasse sur le toit ! Excellent moment pour commencer la journée !
Trinidad est un des lieux que j’ai préféré à Cuba. Les rues sont pavées, les maisons sont toutes colorées, la place centrale est magnifique…
Quand je suis sortie me balader, je suis partie vers la Plaza Mayor : magnifique !!! Ensuite, je suis allée au Musée de la lucha contra los bandidos. J’ai appris plein de choses, et le clou du spectacle était le fait de pouvoir monter en haut du clocher. La vue était magnifique !!! J’ai continué de me balader dans les rues puis je suis allée au musée de l’histoire de Trinidad. J’ai adoré le début du musée, les pièces et le mobilier sont très beaux ! Mais le reste du musée m’a moins plu. Ici aussi, j’ai pu monter en haut de la tour et avoir une belle vue sur la ville. Suite de la visite de Trinidad : une galerie d’art. J’ai adoré certains tableaux, notamment des portraits très réalistes. Et le lieu : quelle surprise !!! C’était une vieille maison coloniale avec encore les peintures au mur et au balcon. Depuis celui-ci, je pouvais voir de haut toute la Plaza Mayor !
Le lendemain matin, direction la plage : Playa Ancٞón. Malheureusement, il faisait très nuageux. Je pense que c’est aussi à cause du temps, que l’eau m’a paru beaucoup moins belle que Cayo Jutías. Elle était moins transparente et avec bien plus d’algues. Je suis allée marcher le long de la plage, et je suis restée assise sur la plage à penser. Comme c’était de plus en plus nuageux, je me suis dit qu’il était temps de rentrer avec le bus de 12 h 30 et tant pis si je ne profitais pas de la plage toute la journée. Finalement, il n’a pas plu, mais j’ai pu me balader de nouveau dans les rues de Trinidad ce qui était super aussi.
5 juillet : dernier jour à Trinidad ! Je n’ai pas du tout envie de partir ! Mais le programme du jour est génial : la visite de la Valle de Los Ingenios. Le train part à 9 h de la gare. Aujourd’hui, c’est uniquement un train touristique : un seul wagon avec des sièges en bois et une locomotive diesel. J’ai vraiment beaucoup aimé ! Les paysages étaient magnifiques ! Le train a fait deux arrêts : un à Iznaga, connue pour sa tour et la vente de dentelle et plus tristement pour le trafic d’esclaves. Je suis montée en haut de la Tour. On y a une vue à 360 °C sur les montagnes, la vallée… La tour était à l’origine une tour de guet pour surveiller les esclaves qui travaillaient dans les champs de sucre. On peut ensuite entrer dans l’hacienda qui était la résidence des propriétaires de cet ancien champ de cannes à sucre. Une immense cloche s’y trouve : elle servait à sonner le début et la fin de la journée de travail des esclaves. Le train s’est ensuite arrêté à une ancienne usine de sucre ouverte dans les années 19860 et fermée en 2004. Le guide était super bien, il a pris le temps de donner des informations complètes ! Le train rentre à Trinidad en début d’après-midi. L’après-midi, je suis allée visiter le musée d’architecture, d’archéologie et les boutiques de souvenirs. J’en ai profité pour acheter quelques cartes postales.
Santa Clara- 6 au 7 juillet.
Le bus pour Santa Clara part à 14 h. J’ai donc une bonne matinée à Trinidad. J’en ai profité pour aller dans un café rempli de français afin de voir un peu la coupe du monde.
À Santa Clara, je suis hébergée à Hostal Buenviaje. L’hostal étant à 40 minutes à pied du terminal d’autobus, j’ai pris un taxi-calèche pour m’y rendre. L’hôte est aussi très gentille ! Ensuite, je suis allée visiter le train blindé et le centre-ville. J’ai bien aimé la visite du train, mais le centre-ville n’a rien d’exceptionnel (surtout quand on arrive de Trinidad) : pas autant de couleur, ni autant de beaux bâtiments… Je ne suis pas forcément déçue, car de toute façon j’allais à Santa Clara pour l’histoire de Cuba.
Le lendemain matin, j’ai visité le musée, le mémorial et la statue du Che. J’ai vraiment bien aimé, c’était super intéressant. Par contre, je pensais que la visite allait durer longtemps, alors qu’au bout de 1 h 30 j’avais fini. Je suis donc arrivée très tôt au terminal de bus, j’ai mangé un sandwich horrible et le bus est arrivé avec 45 minutes de retard…
Camagüey — 7 au 9 juillet
Pour y aller depuis Santa Clara, j’ai trouvé le voyage vraiment long. À la casa, la dame est gentille, mais sans plus. Elle ne m’a pas vraiment parlé. En arrivant, je suis sortie me promener dans la ville : c’était sympa ! Comme le musée de la culture et de la diversité était toujours ouvert, je suis allée y faire un tour. Pas très grand, mais sympa quand même ! J’ai marché un peu dans la ville et je suis allée manger.
Le lendemain, j’ai visité un peu plus Camagüey. Le matin, je suis allée à deux musées et l’après-midi, une balade sur les places et le tour des églises. Il faisait vraiment très chaud !!! Le midi, ce fut vraiment difficile de trouver un endroit où manger. Il fallait faire la queue pendant plus d’une demi-heure à chaque endroit !
Varadero — 9 au 10 juillet
Le bus partait pour Varadero à 3 h du matin… Je suis donc arrivée au terminal vers 2 h 15. Évidement le bus est arrivé en retard. De 20 minutes. Ce n’est pas grand-chose, mais quand ça fait déjà 45 minutes que tu attends et qu’il est 3 h du matin, c’est long !
Je dors à la casa de Layanit. Très gentille aussi. Cependant dans la chambre il faisait vraiment très très chaud ! Varadero est connu mondialement pour la plongée, la plage, le snorkeling. Dès le début d’après-midi, je suis donc allée à la plage. J’ai pris une paillote avec un bain de soleil afin d’être à l’ombre et de ne pas prendre d’horribles coups de soleil. Quand il a fait moins chaud, je suis allée me baigner. L’eau était tellement bonne, que j’y suis restée bien longtemps !
Pour le dernier jour, je suis allée faire du snorkeling puis nager dans une grotte. Pour cela, j’ai pris un tour. C’était la petite folie du voyage ! J’ai adoré le snorkeling ! Il y avait vraiment plein de poissons !!! Au bout des 45 minutes j’avais quand même froid, et je suis ressortie avec une otite…
Ensuite, dans la grotte, l’eau était super froide, mais c’était super aussi ! Il y avait même un « tunnel » par lequel on pouvait nager pour rejoindre une autre « piscine » dans la grotte.
Ensuite, je suis allée voir la demi-finale Belgique-France (eh oui, coupe du monde oblige) puis je suis retournée à la plage. Je suis restée deux heures dans l’eau tellement elle était chaude !