Les cenotes au Mexique

Les cenotes sont des gouffres remplis d’eau. Certains sont ouverts et d’autres fermés. L’eau y est douce et une grande biodiversité y vit. De l’eau salée peut être présente au fond du cenote. Ils sont tous reliés par un réseau de rivières souterraines. Il en existe beaucoup dans les États du Yucatan et du Quintana Roo. Plus de 50 % seraient protégés pour les préserver du tourisme.

Au Mexique, l’apparition des cenotes serait due aux impacts de la météorite qui a causé l’extinction des dinosaures. Ce fut grâce aux cenotes que les Mayas ont pu s’installer dans la région. En effet, ceux-ci leur fournissaient une précieuse source d’eau potable. Ces cenotes sont considérés comme étant sacrés par ces populations. Dans d’autres cenotes, ils pratiquaient des sacrifices, d’où le nom de cenote des sacrifices à Chichén Itzá. Des crânes d’enfant y ont d’ailleurs été retrouvés. Ces lieux sont considérés comme des endroits privilégiés pour communiquer avec les dieux.

Cenote de los sarificios, Chichén Itzá

Aujourd’hui, les cenotes sont très prisés par les visiteurs et les Mexicains. L’eau y est très rafraîchissante et le cadre y est idyllique. Certains sont très touristiques tandis que d’autres sont beaucoup moins fréquentés. Il est possible d’explorer certains cenotes en y faisant de la plongée. C’est le cas des cenotes El Pit, Angelita, Calavera. Un certain niveau de plongée est requis pour y aller. Si vous n’avez pas d’expérience en plongée, le cenote Casa Cenote est accessible aux débutants.

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Photo tirée du Guide du Routard

Lorsque l’on va dans un cenote, on est heureux d’être entouré de tant de biodiversité; on est happé par les stalagmites et stalagmites; on nage parmi les poissons. Cependant, afin de protéger ce patrimoine naturel, il faut respecter certaines règles :

  • Prendre obligatoirement une douche afin d’enlever la sueur, le déodorant, et toute sorte de crème
  • Ne pas mettre de crème solaire
  • Ne pas toucher les stalactites et stalagmites, car un simple contact les empêchera de continuer à pousser
  • Ne pas nourrir les poissons
  • Ramasser ses déchets

Les conseils pratiques :

  • Tous les cenotes ouvrent vers 9 h et ferment entre 16 h et 17 h
  • Les entrées sont souvent payantes. En général, plus le lieu est touristique, plus l’entrée est chère
  • Emportez votre masque pour observer les poissons
  • On n’y penserait pas, mais Google Maps répertorie beaucoup de cenotes. Idéal pour le GPS

Le Cenote Azul 

Celui-ci est un de mes préférés ! Beaucoup plus prisé par les Mexicains que par les touristes, il est agréable pour connaitre la population locale ! Il ressemble à un lac d’eau transparente ! La végétation est luxuriante ! Plein de poissons y vivent et il y est très intéressant de les observer. On peut aussi sauter dans la partie la plus profonde.

Il est très important de prendre sa douche avant d’entrer dans l’eau et de ne pas remettre de crème solaire. Les poissons sont actuellement malades à cause du non-respect de ces deux règles fondamentales.

Il se situe proche de Playa del Carmen, juste après Puerto Aventura. Pour y accéder depuis Cancún en transport en commun, il faut d’abord vous rendre aux colectivos proche du terminal de bus ADO. À Playa del Carmen arrêtez-vous au terminus. Sortez à gauche puis à l’intersection tournez à gauche. Quelques mètres plus loin, vous trouverez les colectivos pour Tulum (2de Avenue et 20nd calle). Demandez au chauffeur de vous arrêter au Cenote Azul.

Le cénote X’keken et Samula

Ces deux cenotes se situent proches de Valladolid. À l’entrée, vous choisissez si vous visitez un seul ou deux cenotes. Ce sont deux cenotes fermés. En se baignant, on a l’impression d’être dans une grotte. L’atmosphère y est tout particulier. On se sent paisible. Lorsque j’y suis allée (début mars et en semaine), il y avait vraiment très peu de monde ! Plein de petits poissons nagent ! Une fois encore, prenez bien soin de prendre une douche avant de vous baigner afin d’éviter de tuer la biodiversité du cenote.

Une journée à Isla Mujeres

Photo prise par Lea Vandycke

Pour une journée de farniente à la plage, rien de mieux qu’aller à Isla Mujeres ! À proximité de Cancún, cette île est bien connue pour ses plages de sable blanc et ses eaux turquoise. On nage dans un décor de carte postale.

Photo prise par Lea Vandycke

Pour y aller, au départ de Cancún, je vous conseille de partir de Puerto Juarez et non de la zone hôtelière puisque les prix y sont plus élevés. Une fois à Puerto Juarez, prenez le ferry Ultramar (environ 300 pesos l’aller-retour). La traversée dure 20 minutes. Des ferries partent toutes les heures.

Une fois arrivée au débarcadère, je traverse les rues de cette île et je me rends à Playa Norte. Différents bars et restaurants proposent des transats, des hamacs, des sortes de lits à la location à la journée. Il faut dire que quand on a la peau très blanche il vaut mieux louer cela pour quelques pesos plutôt de revenir couleur écrevisse.

À chaque fois que j’y suis allée, j’ai préféré me baigner à Isla Mujeres par rapport aux plages de Cancún. L’eau y est beaucoup moins agitée et j’ai l’impression qu’elle est aussi plus chaude. Par contre, à l’est de l’île on ne peut pas se baigner à cause du ressac même si l’endroit est beaucoup plus sauvage. Vous pourrez cependant longer la mer pour une promenade.

Photo prise par Lea Vandycke

Il est aussi possible de louer des voiturettes de golf, vélo ou deux-roues pour faire le tour de l’île. Les rues sont décorées par du street-art, ce qui rend le village très coloré. L’ambiance y est très agréable entre les bars, restaurants, magasins de souvenirs et musiciens. Je vous conseille aussi de rester jusqu’au coucher de soleil, qui est magnifique depuis Playa Norte !!!

Photo prise par Lea Vandycke

L’île est cependant très touristique, surtout le week-end. Si vous préférez la tranquillité, ce n’est pas à Isla Mujeres qu’il faut se rendre mais plutôt à Holbox.

Photo prise par Lea Vandycke

Un week-end au Saguenay

Ce fut ma première excursion au Canada. Je pars avec quelques amies pour le week-end, profitant d’avoir deux jours de libres de plus grâce à un jour férié. Nous choisissons de nous rendre dans la région du Saguenay afin de profiter des derniers jours d’été et d’aller un peu plus loin que ce que l’on pourrait se permettre en un week-end. En effet, depuis Sherbrooke, notre destination se situe à un peu plus de 5 heures de route.

Nous faisons un premier stop à Québec où nous récupérons notre voiture de location et où nous allons dormir la première nuit. Si vous êtes intéressé par ce que vous pouvez voir à Québec, j’ai écrit d’autres articles sur le sujet.

Le samedi matin, nous avons donc repris la route et nous nous sommes arrêtés faire une randonnée au parc national des Monts-Vallin. Ce parc vaut vraiment le détour ! Il est très grand, il y a de nombreux sentiers, on y voit des lacs, on se promène dans la forêt : la vie en pleine nature !!! Au centre des services, vous pourrez vous renseigner sur les randonnées possibles, leurs durées et leurs niveaux de difficulté. L’exposition sur qui explique la faune et la flore des Monts-Vallin est aussi très sympa pour comprendre l’écosystème de la région. On a fait une bonne randonnée de 4 heures afin de monter au sommet d’un des monts. La vue était magnifique ! Mais l’ascension n’était pas de tout repos ! Ce fut une très belle première randonnée au Canada ! J’y ai trouvé ce que je cherchais : de grandes étendues naturelles et des activités sportives.

Le lendemain, nous sommes allées au parc du Fjord. Un incontournable au Québec, et je me permettrai même de dire, au Canada. Il a fallu débattre entre aller voir les bélugas et faire la via ferrata. Pour cette fois, nous sommes allées voir les bélugas. Avec la chance que j’ai, vous pouvez vous douter que je n’en ai pas vu un seul. Cependant la balade était super ! On est passé par une plage et par la forêt pour finir au sommet d’une colline où nous pouvions voir le fjord. La randonnée est de 3-4 h pour 10 km avec 170 m de dénivelé.

Il faut savoir qu’au fjord du Saguenay, le parc est très grand, il y a donc 4 secteurs où les activités que vous pouvez faire sont très différentes. Renseignez-vous bien sûr ce que vous souhaitez faire et dans quel secteur aller. L’observation des bélugas se situe dans le secteur de la Baie Sainte Marguerite. Les promenades en kayak se font surtout du côté de la Baie-Eternité, même si vous pouvez en trouver à d’autres endroits. La via ferrata se fait aussi dans le secteur de la Baie-Eternité. Elle n’est cependant ouverte que de juin à septembre.

Je peux dire ces deux parcs font partis de mes lieux favoris au Canada ! J’ai vraiment apprécié de me sentir en pleine nature dans le Parc des Monts-Vallin et j’ai adoré voir le fjord ! Cependant je reste sur ma faim et souhaite revenir bientôt pour tenter la via ferrata.  

Une journée de ski au Mont-Orford

Situé entre Sherbrooke et Montréal le Mont-Orford est idéal pour une randonnée ou une journée de ski. Je vous l’ai déjà présenté lors d’une randonnée automnale. Je reviens maintenant pour vous présenter sa station de ski.

  • Le domaine skiable

Le domaine se compose de 3 montagnes, quatre versants et 61 pistes dont 17 sous-bois. C’est ce que j’aimerai beaucoup essayer la prochaine fois que j’y vais : du ski entouré d’arbres enneigés.

On peut y faire d’autres activités hivernales tels que la randonnée alpine, du fatbike ou encore des raquettes. Un service de location, de garderie, café et cafétéria sont proposés.

  • Mes premières impressions

J’ai été habitué à skier dans les Alpes, et j’ai été surprise par les pistes. C’est agréable, j’ai pris mon temps, j’ai regardé le paysage. Mais je n’ai pas ressenti autant d’adrénaline que lors de mes descentes dans les Alpes.

Le paysage est magnifique : je suis passée sur des pistes qui me permettaient d’admirer la vallée, par des pistes plus ombragées avec des arbres ensevelis sous la neige…. J’ai pris mon temps pour découvrir tout cela. Par contre, le froid ne m’a guère laissé l’opportunité de prendre des photos.

 La souffrance du télésiège : j’ai été agréablement étonné de voir qu’il y avait très peu d’attente aux remontées mécaniques. En même temps, j’y suis allée un jeudi. Mais le temps passé dans le télésiège est assez long (par rapport à mes habitudes) et avec le vent, c’était assez dur de rester au chaud. Le froid me congelait le visage. J’ai alors compris pourquoi, quand les Canadiens skient, on ne voit pas un bout de peau qui dépasse de leur visage.

Le carnaval de Québec

Connu comme étant l’un des plus beaux carnavals d’hiver au monde, j’ai profité d’être à deux heures trente de route pour aller y faire un tour.

Le programme des festivités est disponible sur internet et on le trouve avec une simple recherche Google. Il faut savoir que toutes les activités du carnaval sont payantes (effigie de 20 $ pour toute la durée du carnaval) sauf la parade du samedi soir et le parcours de sculptures de glace au Petit-Champlain. De plus, les activités proposées par les partenaires du carnaval sont aussi parfois payantes en plus de l’effigie.

J’ai commencé les festivités le samedi matin par -25 °C et avec un monde fou. Les files d’attente pour pouvoir faire une activité étaient interminables, surtout quand il faut patienter dans le froid. Je n’ai donc fait qu’une activité à l’espace du château de glace avant d’aller me réchauffer et manger. Il faut souligner que le château et les sculptures qu’il y a à l’intérieur sont vraiment impressionnants ! On peut aussi y voir des sculpteurs de glace travailler en direct !

L’après-midi, le froid a eu raison de moi, et je ne suis pas ressortie me congeler dehors. Je suis par contre revenue pour la parade ! Là aussi, il faisait vraiment très très froid. Attendre les chars était devenu une épreuve. Finalement, cette souffrance a été récompensée par la beauté du défilé et l’enthousiasme des bénévoles. Cependant impossible de prendre des photos ou des vidéos de qualité tant je sautillais sur place pour me réchauffer.

Après la parade, je suis allée au bistrot de la SAQ pour boire un chocolat chaud et profiter du concert ! Il y avait une très bonne ambiance !

Le lendemain, il faisait beaucoup moins froid. Mais à place du soleil de la veille, il neigeait ! Je suis allée faire une autre activité dans la zone Loto-Québec. Cependant, faire 40 minutes de queue sous la neige pour finalement 2 minutes de jeu (oui oui deux minutes, le jeu était chronométré) a stoppé ma motivation de faire d’autres choses, puisqu’il avait toujours autant d’attente pour chaque activité.

Je me suis alors dirigée vers le quartier du Petit-Champlain. Et là, je m’épanouis en regardant les sculptures de glace. Il y en a vraiment partout ! Des toboggans de glace, des bancs, des personnages de dessins animés très connus, etc.  C’était fantastique !

Une semaine dans la région de Oaxaca

Oaxaca est une région très riche culturellement : les vêtements, les danses, l’artisanat, la gastronomie… Je souhaitais y passer une semaine, car il y a vraiment beaucoup de choses à voir ! C’est le berceau de la civilisation zapotèque. D’ailleurs de nombreux sites archéologiques se visitent dans la région, dont celui de Mont Albán.

Je suis partie de la ville de Mexico en bus. J’avoue que le trajet était assez long (6 h 30), mais cela restait moins polluant que l’avion, et beaucoup moins cher. Je suis restée dans une auberge de jeunesse dans le centre-ville.

Après être arrivée, je suis allée me balader dans le centre afin de voir les rues colorées, la célèbre église et trouver de quoi manger. La ville a été fondée en 1532 et l’on remarque encore l’architecture coloniale du centre-ville. Celui-ci est d’ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Le premier jour, j’ai visité la ville et les musées. Je suis allée voir l’incontournable Zócalo, la cathédrale et le Temple Santo-Domingo. J’ai passé beaucoup de temps à visiter les musées. J’ai commencé par le Centre culturel Santo Domingo, qui était auparavant un couvent. Il explique et expose des objets concernant l’art, l’histoire et la culture d’Oaxaca. C’est une très bonne approche afin de pouvoir ensuite continuer de visiter la région. J’ai ensuite visité le musée d’art préhispanique de Rufin Tamayo. Peintre très célèbre au Mexique et né à Oaxaca, nous pouvons voir dans le musée des objets d’arts précolombiens. Le midi, je suis allée faire un tour dans les marchés où j’ai aussi trouvé de quoi déguster des spécialités de la région.

L’après-midi, je marche dans toute la ville afin de visiter les églises. J’appelle ça le « tour des églises ». Il y en a tellement dans les villes mexicaines, et elles ont toutes une architecture coloniale et richement décorer, que je ne manque jamais de les visiter. J’ai donc pris un plan de la ville et je suis partie à la recherche de toutes ces églises. Comme je suis venue dans la période des célébrations religieuses, beaucoup de gens étaient présents et se préparaient pour les défilés.

Le deuxième jour, je suis allée à Monte Albán. Il faut avouer que je suis vraiment fan des sites archéologiques et que j’aime y passer beaucoup de temps, imaginer la vie autrefois dans ces lieux et prendre le temps de lire ce que chaque vestige représentait. Le site de Monte Albán est classé au Patrimoine de l’UNESCO et domine la ville d’Oaxaca du haut de ses 2000 mètres d’altitude. Il est accessible en transport en commun avec la compagnie Autobuses Turísticos, qui propose des allers-retours directs. Le site est impressionnant et à une histoire très riche.


Ensuite, je suis allée à la découverte du site archéologique de Mitla. Le village est classé comme un « pueblo mágico ». C’est une classification des villages mexicains qui ont un attrait touristique ou un site exceptionnel. Le site archéologique est beaucoup moins impressionnant que Monte Albán du fait de sa petite taille. Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait que ce soit coloré et qu’il y ait des passages sous terre où il est possible d’aller. Pour y aller, j’ai pris un « colectivo » (à prendre sur la rue Derechos Humanos, proche du stade de base-ball, passe toutes les 15 minutes et le trajet dure 45 minutes).

Le quatrième jour, je suis allée à Hierve El Agua, un site extraordinaire où l’on peut mêler randonnée et baignade. La route pour y aller est assez longue et… cahoteuse. Je repends un bus de 45 minutes pour me rendre à Mitla. Une fois là-bas, je pars à la recherche des camionnettes qui partent à Hierve el Agua en empruntant le seul chemin possible : un sentier de terre. Une fois arrivée, je me baigne puis pars pour une balade. Je peux ainsi admirer les cascades pétrifiées du bas. Il y a en a deux à voir durant la balade. Et le paysage est assez extraordinaire : on se croirait dans le désert en train de marcher entouré de cactus sous un soleil brûlant. C’est une visite très peu faite par les touristes qui sont rapidement de passage, mais je vous conseille fortement d’y passer si vous avez le temps, car la formation géologique est impressionnante à voir.

Enfin, le dernier jour, je suis allée visiter les villages indiens. Il faut dire que je n’avais jamais vu des églises aussi décorées. Certains diront qu’elles sont très chargées, d’autres leur trouveront un charme. J’ai commencé par m’arrêter à Tlacochahuaya. Pour m’y rendre, j’ai pris un bus depuis le terminal d’autobus à Oaxaca, direction Milta. J’ai ensuite continué à pied pour me rendre au village, mais je n’étais pas la seule. Je suis allée au Templo San Jerónimo qui était magnifique ! Les peintures ont été réalisées par les indiens zapotèques !

J’ai ensuite repris le bus pour aller à Teotitlán del Valle, puis j’ai continué ma route avec un genre de tuck-tuck (3 km à pied sous le soleil m’auraient achevé). Ce village est spécialisé dans le tissage de la laine. Mais vous me reconnaîtrez, je suis venue spécialement pour voir l’église !

L’après-midi, je suis allée visiter la zone archéologique de Yagul. Je me demande encore ce qui m’a pris d’aller là-bas. En soi, en bus le chemin avait l’air assez simple, si l’on oublie les deux kilomètres à faire à pied sans avoir un coin d’ombre et sans croiser personne dans un paysage complètement aride. Le paysage est sublime, mais j’avoue avoir eu hâte d’arriver. Une fois sur le site, je remarque qu’il y a très peu de touristes. À l’entrée, la dame me donne les directions à suivre pour faire le tour du site. L’attrait du site réside dans la taille du juego de pelota, qui est le deuxième plus grand de la Méso-Amérique. La chaleur était intenable, je suais à grosses gouttes, même sans bouger. J’ai poursuivi la visite du site en montant sur une petite colline, d’où j’ai pu avoir une très belle vue sur le site archéologique et la vallée environnante.

Le retour à Oaxaca a été beaucoup plus compliqué : le bus faisait un arrêt à Yagul uniquement à l’aller et pas au retour. Mais je ne le savais pas. Ainsi, après avoir descendu la route secondaire pendant deux kilomètres je me retrouve à attendre au bord d’une route très passante et poussiéreuse. Après m’être rendu compte qu’aucun bus ne s’arrêtait, je décide de me rendre à Tlacolula à pied. Ce fut très long, il faisait chaud et les habitants me regardaient vraiment bizarrement. Finalement, une fois arrivée proche du village, je m’étais dit « sauvée, me voilà arrivée ». Mais ça, c’était avant de me perdre, d’atterrir dans un endroit étrange, de rebrousser le chemin et de demander au premier passant de m’appeler un taxi pour retourner dans le centre du village. L’avantage du Mexique, c’est que les habitants sont généreux et que je sais que même si je me perds, je peux toujours demander de l’aide à quelqu’un. Et je suis d’ailleurs bien rentrée à Oaxaca.

Mon échange à Mexico — Partie 2

Après deux mois de vacances de mi-décembre à mi-janvier, me revoilà à Mexico pour mon deuxième semestre. Je continue ma scolarité au COLMEX (Colegio de Mexico).

Mes cours :

Ce semestre, je choisis de nouveaux cours, toujours en relations internationales et dans la même classe qu’au premier semestre. Je retrouve donc tous mes amis ! Je vais suivre le cours Amérique Latine contemporaine, Histoire de l’Europe et Relations internationales II.

Le cours sur l’Amérique Latine est passionnant : nous abordons plein de sujets différents comme l’économie de ces pays, la situation politique, sociale, et leur histoire. On travaille sur des documents très variés : films, lecture, discours… Et ce qui m’a aussi beaucoup plu c’est de pouvoir rédiger un essai sur n’importe quel thème touchant à l’Amérique Latine. J’ai choisi de le faire sur les Mères de la Place de Mai en Argentine. C’était un sujet vraiment passionnant et qui m’a beaucoup touché.

Ensuite en Histoire de l’Europe, j’ai été un peu déçu. Le professeur est un très bon chercheur et a plein de connaissances, mais j’ai vraiment eu du mal à accrocher au cours. J’ai tout de même appris beaucoup de choses, car nous avons étudié une période de l’histoire que je ne connaissais pas trop (19e siècle) et toutes nos lectures à présenter ainsi que le livre à résumer étaient en anglais, ce qui m’a fait beaucoup progresser.

Enfin en Relations internationales II, j’ai beaucoup aimé le fait que nous sommes un peu sortis de la théorie pour plus analyser des régions, des pays, même si nous avons aussi étudié des courants de pensée. C’était aussi un cours très intéressant et il m’a demandé plus de travail, compte tenu des exigences de la professeure.

La vie quotidienne :

On peut dire que c’est durant ce deuxième semestre que je me suis vraiment acclimatée à la vie mexicaine. J’avais assimilé la culture, leurs mots de vocabulaires, et par conséquent j’avais plus confiance en moi. J’ai d’ailleurs longtemps réfléchi sur le fait de ce que l’on nous avait dit à Sciences Po avant de partir en mobilité : les trois ou quatre premiers mois, on s’adapte et le reste de l’année on profite. Cela s’est totalement appliqué à ma situation et je suis donc bien heureuse d’avoir pu faire une mobilité d’un an et non pas d’un semestre.

J’ai pu continuer à faire toujours autant de voyage et à profiter de toute l’offre culturelle de la ville de Mexico. D’ailleurs, en avril a lieu la Semaine Sainte. Durant cette semaine, la majorité des Mexicains sont en vacances ou ont au moins 3 à 4 jours de repos. C’est durant cette semaine que l’on peut voir de nombreuses processions représentant les via crucis. Les hommes portent une lourde croix en bois, les femmes pleurent… C’est plutôt impressionnant. Le meilleur endroit pour le voir est Ixtapalapa où la procession est très réaliste. Je n’ai pas eu l’occasion d’y assister, car durant cette semaine je suis partie à Oaxaca.

Le départ

Après la fin des cours, je suis restée jusqu’à la fin de mon visa, profitant au maximum pour voyager et passer du temps avec mes amis. Quitter une ville et un pays qui m’ont tant apporté, des amis, une vie que je m’étais construite loin de mon environnement habituel a été très dure. Je m’étais très bien acclimatée à ma famille d’accueil, à la culture mexicaine, et j’avais maintenant mes repères et mes habitudes. Mais je peux dire avec certitude qu’une année de mobilité, peu importe le pays, fait grandir, mûrir, on acquiert plus d’indépendance, et on devient plus débrouillard. On en profite pour faire pleins de connaissances, on ouvre notre esprit et on se nourrit de nombreux voyages.

Randonnée au Mont-Tremblant

À moins de deux heures de Montréal, le Mont-Tremblant offre de multiples activités : ski de fond, raquettes, ski alpin… Les paysages sont magnifiques et le village a une architecture assez atypique.

Je suis partie un vendredi matin de Montréal. Arrivée au secteur de la Diable du parc du Mont Tremblant, je loue des crampons et décide de faire une randonnée de 3 à 4 heures , en passant par deux points de vue.

La première partie de la randonnée va jusqu’à la Roche, premier point de vue, où j’ai mangé mon pique-nique. Le paysage est magnifique : j’ai une vue sur les montagnes alentour, et sur la rivière gelée, recouverte de neige… C’est très impressionnant. La randonnée est assez dure au début, mais une fois passé le belvédère, le chemin descend et est plat sur la fin.

Après la Roche, nous allons au point de vue de la Coulée. C’est à peu près le même paysage que celui de la Roche, mais un peu plus haut. La vue est tout aussi belle. Le chemin pour y aller descend beaucoup.

Ensuite pour terminer la boucle, nous suivons les indications en direction de la Corniche. Le retour vers le centre des services est assez long. On longe la route sous la neige, le soleil se couche, le chemin est plat, donc j’ai un peu plus froid.

Ensuite, petit repos au chalet de la SEPAQ. Je m’installe dans un canapé, près de la cheminée. L’endroit est plutôt cosy. Une fois reposée, je reprends la voiture et me dirige vers le centre de villégiature du Mont-Tremblant. C’est ici que l’architecture du village est assez originale. Tout semble très récent et fait pour les touristes : beaucoup de restaurants, de boutiques, et d’hôtels. J’ai mangé dans une pizzéria sur l’avenue principale, seul endroit où les prix ne me semblaient pas excessifs.

Mes conseils:

  • Il est possible d’aller au Mont-Tremblant pour une journée à partir de Montréal, mais je dois dire que ça passe très vite. J’aurais aimé y passer plus de temps et profiter des autres activités de plein air.
  • Le centre de villégiature du Mont-Tremblant est très touristique. J’ai apprécié d’y aller en semaine, car il y a moins de monde au village et quasiment personne en randonnée. J’avais toute la nature pour moi !

Caractéristiques de la randonnée :

  • 3 h 30 de randonnée en hiver (avec pauses)
  • 8,2 km
  • Niveau intermédiaire

Une semaine pour voir le soleil de minuit

Tromsø

Quand je parle de ce voyage, beaucoup me demande ce qu’est le soleil de minuit. C’est la période durant laquelle le soleil ne se couche pas. Aux alentours de minuit/une heure du matin, on voit le coucher du soleil puis directement le lever du soleil sans qu’il ait eu le temps de disparaître complètement. Il s’observe à son maximum autour du 21 juin, mais on peut le voir dès la fin du mois de mai, jusqu’à début juillet. Quand il fait un temps nuageux, on ne voit pas de coucher ni de lever de soleil, par contre il fait jour tout le temps.

Soleil de minuit à Tromsø

Pour voir ce phénomène, je suis allée au nord de la Norvège. J’ai commencé par visiter la ville de Tromsø. Le premier jour, je suis allée au centre-ville, avec ses églises en bois, mais aussi la cathédrale arctique, le front de mer et le Polar Museum. J’ai beaucoup aimé ce musée qui raconte la vie des habitants de Tromsø depuis quelques siècles, l’histoire de la chasse au phoque et les expéditions à la découverte du pôle Nord (entrée 60 NOK). Cependant, j’ai beaucoup moins aimé la cathédrale arctique : elle a une architecture particulière dans la ville, et on la voit de loin. Je pensais donc qu’elle allait être très belle aussi de l’intérieur (et surtout au vu du prix de la visite)… Mais finalement, il n’y a pas grand-chose à voir. Peut-être aurait-il fallu que j’y aille durant un des concerts, où les vitraux sont illuminés par le soleil couchant et éblouissent les spectateurs en projetant leurs couleurs (entrée dans la cathédrale: 50 NOK). Au retour, je suis passée à pied par le Tromsø Bridge, qui a son plus haut point, culmine à 38 m au-dessus du niveau de la mer. Il faut environ 20 minutes pour rejoindre le centre-ville depuis la cathédrale. Le pont offre de magnifiques points de vue sur la ville et les montagnes.

Le troisième jour, je suis partie sur l’île de Sommarøy. Il pleuvait, mais les paysages étaient magnifiques ! Il avait très peu de monde sur l’île et c’était très agréable d’y faire un tour. C’est assez sauvage. La mer était un peu houleuse à cause du vent, ce qui rendait le paysage magique. Le soir, nous sommes revenus à Tromsø. Malheureusement, la pluie et le vent ne m’ont pas permis de faire une randonnée, mais j’ai profité autrement !

Ensuite, je suis partie 2 jours sur l’île de Senja. J’avais prévu des randonnées, pensant qu’en juin, il ferait beau et moins frais. Or il pleuvait des cordes tous les jours !!! Je logeais au bout de l’île, à Mefjordvær, charmant petit village. La route pour y arrivée était assez longue, nous avons passé toute la matinée, voir un peu plus dans la voiture. Mais les paysages sont à couper le souffle ! j’ai commencé par prendre la route la plus longue, qui fait le tour de l’île, et j’ai gardé la route touristique pour le retour. Une fois arrivée à l’hôtel, une éclaircie est apparue et j’ai pu sortir admirer les alentours de Mefjordvær. Les montagnes sont majestueuses.

Le deuxième jour sur l’île de Senja j’avais prévu de faire une randonnée, mais il a plus toute la journée. Je suis donc partie sur des petites routes pour visiter des endroits et des villages un peu perdus. C’était vraiment beau !

Le lendemain, je suis allée en direction des Alpes de Lyngen. La route était longue, mais les paysages étaient magnifiques ! Les montagnes encore enneigées et avec de hauts sommets ! J’ai dormi dans un appartement en bord de mer, avec une architecture et une couleur typiquement norvégienne ! Il a commencé à faire beau dans l’après-midi et nous avons enfin pu observer le soleil… de 23 h, car il s’est ensuite caché dans les nuages… Mais le spectacle était éblouissant : le soleil se reflétait dans la mer, dans les montagnes, et éclairait le ciel d’une couleur orangée !

Alpes de Lyngen, Lyngstuva fyr
A 23h…

Pour notre journée dans les Alpes de Lyngen, nous avons fait la randonnée dite du phare  de Lyngstuva fyr. Les paysages étaient très beaux. La randonnée longe le bord de mer puis amène jusqu’à un petit phare. Le chemin n’est pas très bien indiqué, mais nous avons réussi à la trouver ! Le soir, nous sommes retournés à Tromsø et enfin nous sommes montés, avec le téléphérique Fjellheisen en haut d’une montagne. Nous avons pu rester jusqu’à plus de minuit. Les couleurs étaient magnifiques !

Alpes de Lyngen
Alpes de Lyngen
Alpes de Lyngen
Soleil de minuit à Tromso

Balade à Gordes

Gordes est classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Il est situé en haut d’un rocher dans le Luberon. Ce village a été occupé durant la période néolithique et ensuite par les Romains. Ensuite, au XIe siècle, le château fort est construit et la vie du village tournera autour de celui-ci.

J’ai commencé par aller au château fort. Celui-ci a été construit entre le XIe et le XVIe siècle, puis a été transformé en un château de la Renaissance. Cependant, le château est fermé durant l’hiver, je suis donc passée à l’Office de Tourisme pour savoir que visiter. J’y ai récupéré un plan de la ville avec deux itinéraires. Le premier est de 30 minutes et permet de faire le tour du centre du village. Le second est d’une heure : il part du centre-ville pour aller jusqu’au quartier de la Fontaine Basse.

J’ai fait la balade d’une heure. Elle passe par le château, l’église St-Firmin (XVIIIe siècle), l’aumônerie Saint-Jacques, la porte de Savoie, le lavoir et le quartier de Fontaine Basse. C’est depuis le quartier de Fontaine Basse que l’on peut admirer le village perché sur son rocher.

La balade était très agréable en hiver car il y avait très peu de touriste. J’étais presque seule dans les rues de ce village provençal.

Pour continuer la visite, proche il y a l’abbaye de Sénanque et le village des Bories. L’abbaye cistercienne de Sénanque date du XII et accueille encore des moines aujourd’hui. Le village des Bories est une concentration de cabanes de bergers en pierres qui servirent d’habitation jusqu’au 19ème siècle.