Une semaine dans la région de Oaxaca

Oaxaca est une région très riche culturellement : les vêtements, les danses, l’artisanat, la gastronomie… Je souhaitais y passer une semaine, car il y a vraiment beaucoup de choses à voir ! C’est le berceau de la civilisation zapotèque. D’ailleurs de nombreux sites archéologiques se visitent dans la région, dont celui de Mont Albán.

Je suis partie de la ville de Mexico en bus. J’avoue que le trajet était assez long (6 h 30), mais cela restait moins polluant que l’avion, et beaucoup moins cher. Je suis restée dans une auberge de jeunesse dans le centre-ville.

Après être arrivée, je suis allée me balader dans le centre afin de voir les rues colorées, la célèbre église et trouver de quoi manger. La ville a été fondée en 1532 et l’on remarque encore l’architecture coloniale du centre-ville. Celui-ci est d’ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Le premier jour, j’ai visité la ville et les musées. Je suis allée voir l’incontournable Zócalo, la cathédrale et le Temple Santo-Domingo. J’ai passé beaucoup de temps à visiter les musées. J’ai commencé par le Centre culturel Santo Domingo, qui était auparavant un couvent. Il explique et expose des objets concernant l’art, l’histoire et la culture d’Oaxaca. C’est une très bonne approche afin de pouvoir ensuite continuer de visiter la région. J’ai ensuite visité le musée d’art préhispanique de Rufin Tamayo. Peintre très célèbre au Mexique et né à Oaxaca, nous pouvons voir dans le musée des objets d’arts précolombiens. Le midi, je suis allée faire un tour dans les marchés où j’ai aussi trouvé de quoi déguster des spécialités de la région.

L’après-midi, je marche dans toute la ville afin de visiter les églises. J’appelle ça le « tour des églises ». Il y en a tellement dans les villes mexicaines, et elles ont toutes une architecture coloniale et richement décorer, que je ne manque jamais de les visiter. J’ai donc pris un plan de la ville et je suis partie à la recherche de toutes ces églises. Comme je suis venue dans la période des célébrations religieuses, beaucoup de gens étaient présents et se préparaient pour les défilés.

Le deuxième jour, je suis allée à Monte Albán. Il faut avouer que je suis vraiment fan des sites archéologiques et que j’aime y passer beaucoup de temps, imaginer la vie autrefois dans ces lieux et prendre le temps de lire ce que chaque vestige représentait. Le site de Monte Albán est classé au Patrimoine de l’UNESCO et domine la ville d’Oaxaca du haut de ses 2000 mètres d’altitude. Il est accessible en transport en commun avec la compagnie Autobuses Turísticos, qui propose des allers-retours directs. Le site est impressionnant et à une histoire très riche.


Ensuite, je suis allée à la découverte du site archéologique de Mitla. Le village est classé comme un « pueblo mágico ». C’est une classification des villages mexicains qui ont un attrait touristique ou un site exceptionnel. Le site archéologique est beaucoup moins impressionnant que Monte Albán du fait de sa petite taille. Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait que ce soit coloré et qu’il y ait des passages sous terre où il est possible d’aller. Pour y aller, j’ai pris un « colectivo » (à prendre sur la rue Derechos Humanos, proche du stade de base-ball, passe toutes les 15 minutes et le trajet dure 45 minutes).

Le quatrième jour, je suis allée à Hierve El Agua, un site extraordinaire où l’on peut mêler randonnée et baignade. La route pour y aller est assez longue et… cahoteuse. Je repends un bus de 45 minutes pour me rendre à Mitla. Une fois là-bas, je pars à la recherche des camionnettes qui partent à Hierve el Agua en empruntant le seul chemin possible : un sentier de terre. Une fois arrivée, je me baigne puis pars pour une balade. Je peux ainsi admirer les cascades pétrifiées du bas. Il y a en a deux à voir durant la balade. Et le paysage est assez extraordinaire : on se croirait dans le désert en train de marcher entouré de cactus sous un soleil brûlant. C’est une visite très peu faite par les touristes qui sont rapidement de passage, mais je vous conseille fortement d’y passer si vous avez le temps, car la formation géologique est impressionnante à voir.

Enfin, le dernier jour, je suis allée visiter les villages indiens. Il faut dire que je n’avais jamais vu des églises aussi décorées. Certains diront qu’elles sont très chargées, d’autres leur trouveront un charme. J’ai commencé par m’arrêter à Tlacochahuaya. Pour m’y rendre, j’ai pris un bus depuis le terminal d’autobus à Oaxaca, direction Milta. J’ai ensuite continué à pied pour me rendre au village, mais je n’étais pas la seule. Je suis allée au Templo San Jerónimo qui était magnifique ! Les peintures ont été réalisées par les indiens zapotèques !

J’ai ensuite repris le bus pour aller à Teotitlán del Valle, puis j’ai continué ma route avec un genre de tuck-tuck (3 km à pied sous le soleil m’auraient achevé). Ce village est spécialisé dans le tissage de la laine. Mais vous me reconnaîtrez, je suis venue spécialement pour voir l’église !

L’après-midi, je suis allée visiter la zone archéologique de Yagul. Je me demande encore ce qui m’a pris d’aller là-bas. En soi, en bus le chemin avait l’air assez simple, si l’on oublie les deux kilomètres à faire à pied sans avoir un coin d’ombre et sans croiser personne dans un paysage complètement aride. Le paysage est sublime, mais j’avoue avoir eu hâte d’arriver. Une fois sur le site, je remarque qu’il y a très peu de touristes. À l’entrée, la dame me donne les directions à suivre pour faire le tour du site. L’attrait du site réside dans la taille du juego de pelota, qui est le deuxième plus grand de la Méso-Amérique. La chaleur était intenable, je suais à grosses gouttes, même sans bouger. J’ai poursuivi la visite du site en montant sur une petite colline, d’où j’ai pu avoir une très belle vue sur le site archéologique et la vallée environnante.

Le retour à Oaxaca a été beaucoup plus compliqué : le bus faisait un arrêt à Yagul uniquement à l’aller et pas au retour. Mais je ne le savais pas. Ainsi, après avoir descendu la route secondaire pendant deux kilomètres je me retrouve à attendre au bord d’une route très passante et poussiéreuse. Après m’être rendu compte qu’aucun bus ne s’arrêtait, je décide de me rendre à Tlacolula à pied. Ce fut très long, il faisait chaud et les habitants me regardaient vraiment bizarrement. Finalement, une fois arrivée proche du village, je m’étais dit « sauvée, me voilà arrivée ». Mais ça, c’était avant de me perdre, d’atterrir dans un endroit étrange, de rebrousser le chemin et de demander au premier passant de m’appeler un taxi pour retourner dans le centre du village. L’avantage du Mexique, c’est que les habitants sont généreux et que je sais que même si je me perds, je peux toujours demander de l’aide à quelqu’un. Et je suis d’ailleurs bien rentrée à Oaxaca.

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