
Après deux mois de vacances de mi-décembre à mi-janvier, me revoilà à Mexico pour mon deuxième semestre. Je continue ma scolarité au COLMEX (Colegio de Mexico).
Mes cours :
Ce semestre, je choisis de nouveaux cours, toujours en relations internationales et dans la même classe qu’au premier semestre. Je retrouve donc tous mes amis ! Je vais suivre le cours Amérique Latine contemporaine, Histoire de l’Europe et Relations internationales II.
Le cours sur l’Amérique Latine est passionnant : nous abordons plein de sujets différents comme l’économie de ces pays, la situation politique, sociale, et leur histoire. On travaille sur des documents très variés : films, lecture, discours… Et ce qui m’a aussi beaucoup plu c’est de pouvoir rédiger un essai sur n’importe quel thème touchant à l’Amérique Latine. J’ai choisi de le faire sur les Mères de la Place de Mai en Argentine. C’était un sujet vraiment passionnant et qui m’a beaucoup touché.
Ensuite en Histoire de l’Europe, j’ai été un peu déçu. Le professeur est un très bon chercheur et a plein de connaissances, mais j’ai vraiment eu du mal à accrocher au cours. J’ai tout de même appris beaucoup de choses, car nous avons étudié une période de l’histoire que je ne connaissais pas trop (19e siècle) et toutes nos lectures à présenter ainsi que le livre à résumer étaient en anglais, ce qui m’a fait beaucoup progresser.
Enfin en Relations internationales II, j’ai beaucoup aimé le fait que nous sommes un peu sortis de la théorie pour plus analyser des régions, des pays, même si nous avons aussi étudié des courants de pensée. C’était aussi un cours très intéressant et il m’a demandé plus de travail, compte tenu des exigences de la professeure.



La vie quotidienne :
On peut dire que c’est durant ce deuxième semestre que je me suis vraiment acclimatée à la vie mexicaine. J’avais assimilé la culture, leurs mots de vocabulaires, et par conséquent j’avais plus confiance en moi. J’ai d’ailleurs longtemps réfléchi sur le fait de ce que l’on nous avait dit à Sciences Po avant de partir en mobilité : les trois ou quatre premiers mois, on s’adapte et le reste de l’année on profite. Cela s’est totalement appliqué à ma situation et je suis donc bien heureuse d’avoir pu faire une mobilité d’un an et non pas d’un semestre.
J’ai pu continuer à faire toujours autant de voyage et à profiter de toute l’offre culturelle de la ville de Mexico. D’ailleurs, en avril a lieu la Semaine Sainte. Durant cette semaine, la majorité des Mexicains sont en vacances ou ont au moins 3 à 4 jours de repos. C’est durant cette semaine que l’on peut voir de nombreuses processions représentant les via crucis. Les hommes portent une lourde croix en bois, les femmes pleurent… C’est plutôt impressionnant. Le meilleur endroit pour le voir est Ixtapalapa où la procession est très réaliste. Je n’ai pas eu l’occasion d’y assister, car durant cette semaine je suis partie à Oaxaca.


Le départ
Après la fin des cours, je suis restée jusqu’à la fin de mon visa, profitant au maximum pour voyager et passer du temps avec mes amis. Quitter une ville et un pays qui m’ont tant apporté, des amis, une vie que je m’étais construite loin de mon environnement habituel a été très dure. Je m’étais très bien acclimatée à ma famille d’accueil, à la culture mexicaine, et j’avais maintenant mes repères et mes habitudes. Mais je peux dire avec certitude qu’une année de mobilité, peu importe le pays, fait grandir, mûrir, on acquiert plus d’indépendance, et on devient plus débrouillard. On en profite pour faire pleins de connaissances, on ouvre notre esprit et on se nourrit de nombreux voyages.



