Dans cet article, je vous raconte comment j’ai vécu mon premier semestre d’échange à Sherbrooke, à la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke.

26 et 27 août : début de la formation préparatoire. Un peu de stress, mais je me dis que nous allons juste avoir une présentation du semestre ou de la maîtrise et notre emploi du temps. Pas du tout : la première journée nous avons eu une rapide présentation, mais on a surtout travaillé sur le concept de carte conceptuelle et l’exposé que nous devions présenter dès le lendemain… Et là, je me dis que l’on ne va pas du tout rigoler ce semestre. Finalement, ces deux journées se sont très bien passées et m’ont permis de faire quelques connaissances.

Le mois de septembre commence, avec l’envie de voyager, de découvrir le Canada. Dès le premier jour férié, je pars, avec quelques amies, dans le Saguenay, où nous avons visité le Parc des Mont-Vallin et le Parc du Fjord du Saguenay. C’était vraiment très beau et on a fait de bonnes randonnées ! Le mois de septembre, c’est aussi le temps de l’acclimatation, de la découverte de l’université, de rechercher les vêtements d’hiver, de parler avec un peu plus de monde et de découvrir la ville.

En soi, la ville de Sherbrooke se résume, pour moi, à l’université et au quartier étudiant autour. Je ne vais que très rarement au centre-ville, qui est finalement assez loin en bus et, il faut le dire, pas très attractif, à part pour les friperies et les fresques murales. D’ailleurs, les bus sont assez souvent en retard (sauf quand tu es toi-même en retard !) et certains ne passent que toutes les demi-heures. Il faut aussi souligner que le samedi et le dimanche, les horaires de passage sont très très très réduits. C’est en septembre aussi que je découvre le Mont-Bellevue, dans lequel il y a une station de ski (de deux pistes) toute proche de l’université. Quand je me préparais à mon voyage, je voyais sur YouTube à quel point les gens adoraient le Mont-Bellevue. Il est vrai que c’est un endroit vraiment sympa, calme, où tu peux te promener dans la forêt ou aller courir (et qui plus est, très proche de chez moi). Cependant, il ne faut pas y espérer un endroit où tu pourras y faire une bonne et longue randonnée, et sans personne. Au contraire, les chemins sont souvent plats et pas très longs, et le week-end, on dirait que toute la ville vient se promener là.

Une fois le mois d’octobre arrivé, je ressens déjà un peu la dose de travail demandé, la quantité de réunion et de travaux de groupe à rendre… Il faut s’y mettre sérieusement, puisque la maîtrise nous demande une moyenne de 75 % pour pouvoir continuer au semestre suivant. Il faut savoir que l’Université de Sherbrooke est connue pour être très professionnalisante, et c’est bien le cas. En maîtrise, les professeurs n’attendent plus de nous que l’on apprenne par cœur notre cours où que l’on fasse un banal exposé. Non, il faut rendre des travaux tels qu’on nous le demanderai dans le milieu professionnel. C’est assez compliqué au début, car je ne savais pas bien quelle méthode adopter ni comment réviser. Par exemple, durant les examens ce sont surtout des questions de réflexions, de mise en situation et on a droit d’avoir nos cours sous les yeux pour y répondre.

Aux vacances de fin octobre – début novembre, j’ai une semaine de libre, je peux donc partir un peu plus loin. J’en profite pour aller visiter les Parcs Nationaux de Banff et Jasper, dans les Rocheuses, pendant que l’hiver n’est pas encore arrivé. En Alberta, il fait déjà un peu froid et la neige est là. Cependant au Québec, on n’est pas encore arrivé dans les températures négatives et mi-novembre quelques flocons commencent à tomber.
Enfin en novembre-décembre c’est le grand rush des remises et des examens avant la fin du semestre. J’ai moins de temps pour voyager, mais je suis quand même partie en randonnée et au Marché de Noël de Québec ! Les températures sont vraiment fraîches (jusqu’à -29 °C) et le soleil se couche aux alentours de 16 h : je sens que l’hiver est là. Heureusement que je rentre en France deux semaines, histoire d’avoir une petite accalmie.

Bilan de ce premier semestre :
Les points positifs :
- Les 5@8 de l’Université : Le 5@8 est organisé par les associations étudiantes, chaque semaine. C’est une soirée qui a lieu dans les locaux de l’université, de 17 h à 20 h. Il y a beaucoup d’ambiance, on peut danser, boire et circuler parmi les 5@8 des autres départements (droit, génie,…)
- Le Centre Sportif : de nombreux cours de sports sont proposés, et sinon la piscine et la salle de sport sont gratuites et en accès libre. J’ai fait le choix de suivre un cours d’aquagym chaque mercredi, afin d’être obligée d’aller faire du sport et de ne pas me retrouver toute seule au milieu d’une salle. C’était super bien : les filles de l’aquagym étaient très sympas et on se retrouvait après le cours au sauna pour discuter. La prof était vraiment bien aussi : les exercices étaient très variés et on voyait bien que la séance avait été bien préparée.
- Habiter proche de l’Université : j’habite à 10-15 minutes à pied de l’université. C’est très pratique, car pas besoin de prendre le bus chaque matin et ça permet de sortir un peu, surtout l’hiver. En plus, la majorité des étudiants habitent dans ce coin. C’est aussi à 2 minutes à pied du bar, Le Refuge, très prisé par les étudiants; du supermarché Provigo pour faire ses courses et d’une pharmacie, qui fait aussi Poste et qui vend d’autres choses.

Les points négatifs :
- Honnêtement par rapport à mon échange au Mexique, visiter le Canada est bien plus compliqué : les transports en commun sont un peu galère donc dès que je veux aller faire une randonnée dans un parc naturel, il faut louer une voiture, ce qui revient vite assez cher. En plus, j’ai beaucoup moins le temps de partir en voyage avec tout le travail que j’avais à faire.
- Les habits d’hiver : J’ai suivi les conseils que j’avais reçus sur Facebook et par mes amis québécois. J’ai donc acheté mes habits d’hiver (manteaux, chaussures, gants…) au Canada. Ça a été un investissement ! Mais en plus, je suis assez sportive, donc j’ai aussi acheté des vêtements adaptés au ski, ski de fond et randonnée en hiver… Finalement, l’arrivée au Canada a été tout un budget…
- Enfin, la ville est assez peu attractive en soi. C’est très étudiant, mais ce n’est pas du tout comme une grande ville étudiante en France (comme Grenoble, Lille, Paris…). À Sherbrooke, tu peux aller au cinéma, à des concerts et des pièces de théâtre au Centre Culturel, profiter du Centre Sportif. Mais il ne faut pas s’attendre à avoir une vie culturelle aussi riche que dans une capitale ou une grande ville française.
